A new chapter: Women are empowering themselves by learning to read and write

After thousands of women have successfully learned to read and write, word continues to spread about The Tandana Foundation’s Literacy, Leadership, and Enterprise program – and more villages in rural Mali are requesting literacy centers of their own. The program teaches women to read and write letters and numbers in the region’s native language of Tommoso, allowing them to gain new confidence and the ability to overcome traditional gender barriers.

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S’élever plus haut : les femmes s’émancipent en apprenant à lire et à écrire

Alors que des milliers de femmes ont appris avec succès à lire et à écrire, la renommée du programme « Alphabétisation, Leadership et Entrepreneuriat » de la Fondation Tandana continue de se répandre — et de plus en plus de villages du Mali rural sollicitent la mise en place de centres de formation sur leur propre territoire. Ce programme enseigne aux femmes à lire et à écrire les lettres et les chiffres dans la langue locale de la région, le Tommoso, leur permettant ainsi d’acquérir une nouvelle confiance en elles et la capacité de surmonter les barrières traditionnelles liées au genre.

Découvrez ci-dessous divers témoignages illustrant la manière dont le programme de Tandana transforme positivement la vie des femmes et modifie les perceptions quant au rôle que celles-ci peuvent jouer au sein de leurs communautés.

Saidou Tembiné

Je suis Saidou Tembiné, je suis d´Orsongo.

Avant, à Orsongo, les femmes ne pouvaient pas se servir de leurs téléphones, elles étaient aveugles, quand une femme voulait appeler son mari ou son enfant qui était en exode, elle était obligé d’utiliser le téléphone du frère de son mari pour faire l’appel. Beaucoup  profitaient de leur naïveté pour écouter leur conversation, et  avec le restant de crédit ils s´enrichissaient, parce que si les maris qui sont en exode apprennent comment leurs femmes et leurs enfants sont traités par les frères, il n’y aura pas la paix dans la famille. En ce temps aussi le téléphone n’était pas seulement pour ça, parfois si le mari envoie de l’argent pour sa femme le frère le garde aussi, il ne le donne pas à la femme, la femme seule fait tout et travaille très dur pour subvenir aux besoins de la famille.  Il y avait aussi des femmes qui marchaient des kilomètres juste pour joindre leur mari par téléphone pour exprimer leurs besoins.

Aujourd’hui leur vie a beaucoup changé; grâce à la Fondation Tandana, une nouvelle vie a commencé pour les femmes.  Elles voient clairement par rapport aux téléphones, et pour toutes les activités les concernant, les femmes gèrent seules sans consulter les hommes, le reste de crédit qui restait est bloqué.  Elles font tout ce dont elles ont besoin sans consulter les hommes et on ne peut pas les manipuler comme avant. 

Ada Guindo

Je suis Ada Guindo, je suis une formatrice alpha de la Fondation Tandana.

J’ai arrêté mes études en 9eme année. après je me suis mariée, et e suis restée à la maison, pour faire des enfants et m’occuper des travaux ménagers.

Je pensais que je n´allais jamais retourner à l’école.

Grâce à Dieu, la Fondation Tandana a ouvert un centre alpha dans mon village à Nounou, et je me suis vite lancée à la formation pour me former en alpha. C’est comme ça que j’ai commencé à lire et à écrire dans ma propre langue.

A ma grande surprise, la fondation Tandana m’a appelé pour une formation de formateurs.  Pendant cette formation j’ai appris les méthodes d’enseignement, comment se comporter devant un groupe, comment parler en salle avec les aînés.

Moi Ada, même en rêve je n’avais jamais pensé qu’un jour je serais une formatrice alpha.

Grâce à la Fondation Tandana et son soutien envers moi j’ai vraiment réalisé mes rêves.

Jusqu’ici je demande à la Fondation de nous aider, soutenez-nous pour que beaucoup de femmes sans espoir comme moi et beaucoup d´analphabètes soient formées pour comprendre l’importance de l’étude et soient à la hauteur, pour qu’on ne soit pas esclaves du foyer, et faire comprendre aux femmes qu’en étant au foyer aussi on peut réaliser nos rêves.

Maimouna Tembiné

C’est Maimouna Tembiné, je suis d’Emboussom, j’ai mon DEF, mais dans tout ça j’avais une difficulté pour lire, je ne savais pas pourquoi.

Maintenant, avec l’alpha je comprends qu’on lit consonne plus voyelle (C + V) et syllabe par syllabe.

Toute suite, j’ai compris la méthode de lecture, je vois que l’alpha est très intéressant pour les élèves.  Aussi, dans les classes de 1er cycle, au lieu de nous embrouiller la tête avec une langue qu’on ne comprend pas en bas âge en classe, si on nous formait avec notre langue dans les 1ers cycle dans les classes, je suis sûre qu’on n’aurait pas de problème en lecture.

Endougo Walbane

Je suis Endougo, je suis le fils du chef de village d’Emboussom, et je représente le chef du village dans le village.  Je suis très, très content aujourd’hui de venir dans cette salle pour remercier et encourager la formatrice et les auditrices. Quand j´étais en exode, j’ai suivi un cours du soir qui m’a permis d’identifier les signes numériques. Comme ça, hier au soir, quand je suis rentré à la maison, J’ai demandé à ma femme quelle avait été leur leçon du jour, elle m’a répondu que c’était du 0 à 9 en numération.  Par une simple plaisanterie je lui ai demandé si elle pouvait écrire quelque chiffre. A ma grande surprise elle a pris son ardoise et écrit du 0 au 9 devant moi.

J’étais tellement surpris. Mes enfants qui sont en 2ème année ne peuvent pas écrire correctement les chiffres du 0 au 9, mais avec un mois de formation en alpha, elle a pu écrire de 0 à 9.

N.B. de Kessia Kouriba, Superviseuse Assistante de Wadouba et Tommo Dah de la Fondation Tandana: Comme ça, quand il donnait son témoignage, une femme dans la salle lui a demandé de lire ce qui était écrit au tableau. I n’a pas refusé, il a pris le bâton et il a commencé à lire.  Comme il ne pouvait pas lire en Dogon, la femme est venue au tableau pour lui apprendre comment lire. Il y avait une grande ambiance dans la salle, les femmes l’ont remercié avec un grand applaudissement.

Il est sorti et est revenu avec deux paquets de bonbons pour encourager les femmes. Les femmes était très contentes et c’était un grand plaisir pour eux d’avoir cette visite.

Aidez Tandana à soutenir davantage de femmes grâce à son programme d’alphabétisation, de leadership et d’entrepreneuriat au Mali, en cliquant ici.

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A new chapter: Women are empowering themselves by learning to read and write

After thousands of women have successfully learned to read and write, word continues to spread about The Tandana Foundation’s Literacy, Leadership, and Enterprise program – and more villages in rural Mali are requesting literacy centers of their own. The program teaches women to read and write letters and numbers in the region’s native language of Tommoso, allowing them to gain new confidence and the ability to overcome traditional gender barriers. 

Below, hear a range of perspectives on how Tandana’s program is positively impacting the lives of women and changing ideas of what women can do in their communities. 

Saidou Tembiné

I’m Saidou Tembiné from Orsongo.

Before, in Orsongo, women couldn’t use their telephones; they were blind. When a woman wanted to call her husband or child who were far away, she was forced to use the telephone of her husband’s brother to make the call. Many brothers-in-law took advantage of their naivety to listen in on their conversation, and with the remaining credit they got rich,–if the husbands who are working in another city learned how their wives and children are treated by their brothers, there wouldn’t be peace in the family. Sometimes, if the husband sends money for his wife, the brother keeps it too, he doesn’t give it to the wife, the wife alone does everything and works very hard to provide for the family. There were also women who walked miles just to ask someone they trusted for help to call their husbands by phone to express their needs.

Today, thanks to The Tandana Foundation, their lives have changed a great deal, and a new life has begun for the women. They understand clearly how to use their own phones, and for all the activities that concern them, the women manage alone without consulting the men, and they can use the remaining phone credit since it´s blocked. They can do whatever they need without consulting the men, and they can’t be manipulated like before.

Ada Guindo

I’m Ada Guindo, a literacy instructor with The Tandana Foundation.

I left school in ninth grade. Then I was married and stayed at home, taking care of the children and doing housework.

I thought I’d never go back to school.

Thank God, The Tandana Foundation opened a literacy center in my village of Nounou. I quickly set about learning to read and write, which is how I began to do so in my own language.

To my great surprise, The Tandana Foundation invited me to participate in an instructor´s course. During this course, I learned teaching methods, how to present in front of a group and how to speak in a room with elders.

I, Ada, had never dreamed that one day I would be a literacy instructor.

Thanks to The Tandana Foundation and the support it gave me, I’ve really made my dreams come true.

I’m now asking the foundation to continue to help us, to support us so that many hopeless and illiterate women like I was, can be trained to understand the importance of studying and be up to the challenge so that we’re not slaves in the home. And make women understand that even while being at home we can also achieve our dreams.

Maimouna Tembiné

This is Maimouna Tembiné. I’m from Emboussom. I have my ninth grade diploma, but even so, I had trouble reading. I didn’t know why.

Now, with the literacy courses, I understand that we read consonants plus vowels (C + V) and syllable by syllable.

Right away, I understood the reading method. I see that the literacy method is very helpful for students. Also, in the elementary classes, instead of confusing us with a language we don’t understand at a young age, if we were taught in our own language, I’m sure we wouldn’t have any problems reading.

Endougo Walbane

My name is Endougo. I am the son of the village chief of Emboussom, and I represent the village chief in the village. I am very, very happy to be here today in this room to thank and encourage the instructor and the students. When I was away working, I took an evening class that taught me how to read the numbers. So, last night, when I got home, I asked my wife what their lesson of the day had been, and she told me it was numbers 0 through 9. Just as a joke, I asked her if she could write a few numbers, and to my great surprise, she took her slate and wrote from 0 to 9 right in front of me.

I was so surprised—my children, who are in second grade, can’t write the numbers 0 through 9 correctly, yet after just one month of literacy training, she was able to write them all.

N.B. from Kessia Kouriba, Tandana’s Wadouba and Tommo Dah Area Assistant Coordinator, said: while he was sharing his testimony, a woman in the room asked him to read what was written on the board. He didn’t refuse; he took the stick and began to read. Since he couldn’t read Dogon, the woman came up to the board to teach him how to read. There was a great feeling in the room, and the women thanked him with a round of applause.

He went out and came back with two bags of candy to encourage the women. The women were very happy, and it was a great pleasure for them to have him visit.

Help Tandana support more women through its literacy, leadership, and enterprise program in Mali here

Español

Un nuevo capítulo: Las mujeres se empoderan en aprendiendo a leer y escribir

Después de que miles de mujeres hayan aprendido con éxito a leer y escribir, sigue corriendo la voz sobre el programa de Alfabetización, Liderazgo y Actividades generadoras de ingresos de la Fundación Tandana, y más comunidades rurales de Mali están solicitando sus propios centros de alfabetización. El programa enseña a las mujeres a leer y escribir letras y números en el idioma Tommoso, lo que les permite adquirir una nueva confianza y la capacidad de superar las barreras tradicionales de género.

A continuación, escuchemos diversas perspectivas sobre cómo el programa de Tandana está impactando positivamente la vida de las mujeres y cambiando las ideas sobre lo que pueden hacer en sus comunidades.

Saidou Tembiné


Soy Saidou Tembiné, de Orsongo.

Antes, en Orsongo, las mujeres no podían usar sus teléfonos; eran como ciegas. Cuando una mujer quería llamar a su esposo o a sus hijos que estaban lejos, se veía obligada a usar el teléfono del hermano de su marido para hacer la llamada. Muchos cuñados se aprovechaban de su ingenuidad para escuchar sus conversaciones, y con el crédito restante se enriquecían. Si los esposos que trabajan en otra ciudad supieran cómo sus hermanos tratan a sus esposas e hijos, no habría paz en la familia.

A veces, si el esposo enviaba dinero para su mujer, el hermano también se lo quedaba; no se lo entregaba. La mujer hacía todo sola y trabajaba muy duro para mantener a la familia. También había mujeres que caminaban kilómetros solo para pedir ayuda a alguien de confianza para llamar a sus esposos y expresar sus necesidades.

Hoy, gracias a la Fundación Tandana, sus vidas han cambiado mucho, y ha comenzado una nueva vida para las mujeres. Ahora entienden claramente cómo usar sus propios teléfonos, y en todas las actividades que les conciernen, las mujeres se manejan solas sin consultar a los hombres. Pueden usar el crédito restante porque está protegido. Pueden hacer lo que necesiten sin consultar a los hombres, y ya no pueden ser manipuladas como antes.

Ada Guindo

Soy Ada Guindo, docente de alfabetización en la Fundación Tandana.

Dejé la escuela en noveno grado. Luego me casé y me quedé en casa, cuidando a los niños y haciendo las tareas domésticas.

Pensé que nunca volvería a estudiar.

Gracias a Dios, la Fundación Tandana abrió un centro de alfabetización en mi comunidad de Nounou. Rápidamente comencé a aprender a leer y escribir, y así empecé a hacerlo en mi propio idioma.

Para mi gran sorpresa, la Fundación Tandana me invitó a participar en un curso de formación para docentes. Durante este curso, aprendí métodos de enseñanza, cómo presentarme frente a un grupo y cómo hablar en una sala con personas mayores.

Yo, Ada, nunca había soñado que algún día sería docente de alfabetización.

Gracias a la Fundación Tandana y al apoyo que me brindó, realmente he hecho realidad mis sueños.

Ahora le pido a la fundación que continúe ayudándonos, que nos apoye para que muchas mujeres sin esperanza y analfabetas, como yo lo era, puedan formarse, comprender la importancia de estudiar y estar a la altura del desafío para no ser esclavas en el hogar. Y hacer entender a las mujeres que, incluso estando en casa, también podemos cumplir nuestros sueños.

Maimouna Tembiné

Soy Maimouna Tembiné, de Emboussom. Tengo mi diploma de noveno grado, pero aun así tenía dificultades para leer. No sabía por qué.

Ahora, con los cursos de alfabetización, entiendo que leemos consonantes más vocales (C + V), sílaba por sílaba.

Inmediatamente comprendí el método de lectura. Veo que el método de alfabetización es muy útil para las estudiantes. Además, en las clases de primaria, en lugar de confundirnos con un idioma que no entendemos desde pequeñas, si nos enseñaran en nuestro propio idioma, estoy segura de que no tendríamos problemas para leer.

Endougo Walbane

Me llamo Endougo. Soy el hijo del jefe de la comunidad de Emboussom y lo represento en la comunidad. Estoy muy, muy feliz de estar aquí hoy para agradecer y animar a la docente y a las alumnas. Cuando estaba fuera trabajando, tomé una clase nocturna donde aprendí a leer los números.

Entonces, anoche, cuando llegué a casa, le pregunté a mi esposa cuál había sido su lección del día, y me dijo que eran los números del 0 al 9. Como broma, le pregunté si podía escribir algunos números y, para mi gran sorpresa, tomó su pizarra y escribió del 0 al 9 frente a mí.

Me sorprendió mucho: mis hijos, que están en segundo grado, no pueden escribir correctamente los números del 0 al 9, y sin embargo, después de solo un mes de formación en alfabetización, ella pudo escribirlos todos.

Nota de Kessia Kouriba, coordinadora asistente de área de Wadouba y Tommo Dah de Tandana: mientras compartía su testimonio, una mujer en la sala le pidió que leyera lo que estaba escrito en la pizarra. Él no se negó; tomó el palo y comenzó a leer. Como no podía leer en idioma dogón, la mujer se acercó a la pizarra para enseñarle. Hubo una gran emoción en la sala, y las mujeres le agradecieron con un aplauso.

Salió y regresó con dos bolsas de caramelos para animar a las mujeres. Ellas estaban muy contentas, y fue un gran placer para ellas recibir su visita.Ayuda a Tandana a apoyar a más mujeres a través de su programa de alfabetización, liderazgo y actividades generadoras de ingresos en Mali aquí.

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