Advocating for gender equality in local elections

During a series of workshops on women’s leadership sponsored by The Tandana Foundation and made possible through support from Dining for Women, participants learned how to form and lead women’s associations and also shared their experiences in leadership. In rural regions of Mali, women are rarely well represented in township councils. To encourage more women to seek these community leadership positions, Oumou Kansaye used examples from her experience in politics to inspire other women during one of the workshops. In the following, Oumou Kansaye tells her story, including desribing a speech where she argued for the equal treatment of female leaders from rural communities.
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Plaidoyer pour l’égalité des sexes dans les élections communautaires

Au cours d’une série d’ateliers sur le leadership des femmes parrainés par la Fondation Tandana, les participants ont appris comment former et diriger des associations de femmes et ont également partagé leurs expériences en matière de leadership. Dans les régions rurales du Mali, les femmes sont rarement bien représentées dans les conseils de canton. Afin d’encourager davantage de femmes à rechercher ces postes de leadership communautaire, Oumou Kansaye a utilisé des exemples de son expérience en politique pour inspirer d’autres femmes lors d’un des ateliers. Dans ce qui suit, Oumou Kansaye raconte son histoire, y compris un discours où elle a plaidé pour l’égalité de traitement des femmes leaders des communautés rurales.

Je m’appelle Madame Kansaye Oumou Kansaye secrétaire générale du parti UM- RDA. Je suis relais de santé de mon village, formatrice villageois Alpha Formation Traduction et Conception Documentaire au Pays Dogon en Tommo So, conseillère communale, membre de la commission santé et organisation et accueille du bureau communal.

Je suis membre de la commission locale de la révision de la liste électorale de Wadouba au nom de mon parti, membre de la commission d’accueil des délégations officielles. Grace aux activités de la Fondation Tandana, je suis actuellement présidente de Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO), une organisation qui promeut le bien-être des femmes, des enfants et des familles par la défense des droits des femmes, l’alphabétisation et d’autres initiatives, de la commune de Wadouba.

J’habite dans le village de Kani – Gogouna, Commune rurale de Wadouba. J’ai abandonné l’école à la classe de 7 année en 1991 à Ningari dans la commune rurale de Ségué – Iré à cause de problème du logement et insuffisance de soutien familial. Apres je suis allée à Bamako pour travailler comme aide-ménagère pendant quelques années. C’est étant à Bamako que j’ai commencé à m’intéresser à la vie politique, j’étais membre du parti CNID.

A mon retour au village, il était difficile de collaborer avec les membres de CNID de ma commune, je suis allé avec BDIA pendant 2 ans, malgré tout, ça n’allait pas avec ce que je souhaitais.

Je profite de cette occasion à la formation des femmes leaders, pour lancer un appel à toutes les femmes de la commune de Wadouba de se lever comme une seule femme.

D’abord pour donner la force et la confiance en soi, je vais vous raconter mon histoire de ce que j’ai vécu en militant dans les différents partis politiques.

Vous savez, les hommes nous utilisent chaque fois en matière de politique chez nous ici au Mali. La statistique nationale a montré que nous les femmes nous sommes plus nombreuses au Mali que les hommes. Mais chaque fois nous sommes moins représentées dans les instances des prises de décisions malgré la lutte de quelques leaders des femmes depuis longtemps. Lors des campagnes électorales, les hommes viennent auprès de nous quand ils se sentent menacés par les autres partis politiques et une fois que leur objectif est atteint ils nous tournent dos. C’est comme ça après des réflexions, j’ai lutté pour chercher un parti pour être le premier responsable dans ma commune. C’est ainsi que j’ai lutté pour amener mon propre partie depuis Bamako, j’ai rencontré le préfet du cercle de Bandiagara pour l’implantation de mon nouveau parti et je suis le secrétaire générale. Dès mon arrivée dans la commune de Wadouba, j’ai mis le comité de 48 villages et le comité de la sous-section [comite communale de 48 villages].

A chaque élection communale, j’etais candidate en alliance avec 2 ou 3 partis et je n’ai jamais été élue à cause de trahison et de mon manque d’expérience pour être en tête de liste malgré que je suis restée toujours secrétaire générale du parti.

En 2015, quand la Fondation Tandana à lancer la candidature des formateurs villageois en alpha, j’ai déposé mon dossier et j’ai été retenue pour suivre la formation des formateurs.

Je n’ai pas enseigné cette année car au cours de la formation j’ai perdu mon mari.

Apres le décès de mon mari je suis restée seule à la maison avec mes enfants. Mais à chaque fois qu’il y avait une rencontre de compte rendu ou d’évaluation des centres alpha, les responsables de la Fondation Tandana m’invitaient à participer à ses rencontres pour rester solidaire avec moi et ça m’a beaucoup touché.

L’année dernière j’etais une formatrice dans le centre de Dianou et Ologuine et c’était une occasion pour moi d’expliquer aux auditrices et aux membres des groupes EPC de mon parti. A chaque fois je saisissais l’occasion pour dire à mes camarades femmes, qu’il est grand temps maintenant pour nous les femmes de travailler entre nous et être leader parmi les hommes. Certaines ont eu peur de s’engager avec moi mais d’autres ont dit oui car la Fondation Tandana nous a beaucoup organisé maintenant.

En novembre 2017, j’ai déposé ma candidature à l’élection communale cette fois seule, c’est à dire avec mon parti sans alliance comme m’ont conseillé les responsables de la Fondation Tandana. Vu ma position, mon entourage, et mon encadrement, les autres partis m’ont demandé de venir faire alliance avec eux. Mais j’ai refusé au départ et j’ai fixé après une condition de mettre ma liste en tête de liste d’alliance. C’est comme ça que je suis partie en alliance avec 2 partis. Avant je ne connaissais pas cette stratégie pour s’imposer et grâce aux formations et rencontres de la Fondation Tandana, maintenant en tant que femme leader je ne vais pas me laisser trainer en queue de liste électorale.

Après l’élection notre parti est sorti 3ème avec 6 conseillers communaux dont 2 femmes et 4 hommes.

Dans les 23 conseillers communaux de Wadouba il y a 6 femmes et 17 hommes.

Je suis membre de la commission sanitaire du CSCOM de Kani Gogouna , je suis la présidente des femmes de la commune (CAFO) et membre de la commission d’organisation communale.

Maintenant que nous avons le soutien de la Fondation Tandana et que les femmes sont bien organisées dans les 48 villages à travers les groupes EPC, les centres alpha, en plus avec ce nouveau programme pour nous apprendre comment gérer nos activités économiques et nous renforcer l’esprit de leaders, qu’est ce qui peut nous empêcher maintenant d’être nombreuses au conseil communal ? Répondez-moi qu’est ce qui nous empêche ? Pourquoi avez-vous peur ? On dirait que les femmes sont interdites à la mairie. Et pourtant même l’état Malien a favorisé les femmes pour les postes politiques, mais nous les femmes nous refusons pour rester toujours derrières les hommes.

Je suis tellement contente de cette formation de leadership organisé par la Fondation Tandana dans ma commune et je vais beaucoup vous raconter. Écoute, j’ai commencé la politique il y a dix ans environ et c’est maintenant que je commence à comprendre beaucoup. Le 11 juillet 2011, j’ai été invitée à Bamako pour le 1ER congrès national de mon parti UM RDA et j’étais la seule femme invitée dans la région de Mopti. C’est un grand honneur pour moi d’exprimer mes vivent remerciement au nom des femmes de la région de Mopti.

Quand on m’a donné la parole aux noms des femmes de la région de Mopti, j’ai refusé de parler parce que les femmes des autres régions et les députés de Bamako étaient toutes habillées en uniforme avec les tissus du parti UM- RDA.

Encore elles m’ont demandé de parler aux noms des femmes de la région, j’ai dit, bonjour chers militants UM –RDA ici présents dans cette salle, nous les femmes des régions, nous ne sommes pas venues pour ce congrès pour vous regarder mes chères sœurs et chers frères, le parti UM-RDA n’as qu’un seul nom, donc pourquoi les femmes de UM-RDA sont différentes ici dans cette salle? Si vous répondez à ma question je parlerais au nom des femmes de la région de Mopti. Merci. Regardez la discrimination que vous avez faite, le parti UM-RDA est nationale, mais dans cette salle mais sommes différentes, vous Bamakois vous êtes toutes en uniforme du parti et nous qui venons très loin n’ont pas été habillés et pourquoi ? Vous me donnez la parole pourquoi? Nous les femmes des régions refusons de parler tant que le parti ne nous habille pas comme les autres militants de Bamako ici, militant égal à militant.

Sur le champ, les femmes députées de ce parti ont commandé immédiatement l’uniforme des femmes qui n’avait pas eu les tissus du parti et cousis pour nous donner. La présidente des femmes du parti au Mali m’a félicité pour ma position et la question de même pied d’égalité. Après j’ai parlé au nom des femmes de Mopti et j’ai remercié toutes les femmes qui m’ont soutenue

Après mon retour au village j’ai fais la restitution du congrès aux membres du parti de Kani Gogouna.

En 2003-2004, vu de mon engagement la population de Kani- Gogouna a décidé que je sois le relais villageois jusqu’aujourd’hui.

Prenons maintenant la bonne décision et n’ayez plus peur de prendre des décisions et engageons-nous pour être devant et derrière les hommes.

Oumou, second from right in front row, with other literacy instructors, showing the Tandana fabric they have received.

English

Advocating for gender equality in community elections

Oumou during a training workshop for literacy instructors

During a series of workshops on women’s leadership sponsored by the Tandana Foundation, participants learned how to form and lead women’s associations and also shared their experiences in leadership. In rural regions of Mali, women are rarely well represented in township councils. To encourage more women to seek these community leadership positions, Oumou Kansaye used examples from her experience in politics to inspire other women during one of the workshops. In the following, Oumou Kansaye tells her story, including describing a speech where she argued for the equal treatment of female leaders from rural communities.

My name is Oumou Kansaye, secretary general of the Malian Union for the African Democratic Rally (UM-RDA) party. I am the  health adviser for my village; Alpha Formation Traduction et Conception Documentaire au Pays Dogon (AFTCD/PD) literacy teacher in Tommo So; township councilwoman; member of the health and organization commission; and host of the township office.

I am a member of the local committee for electoral list revision of Wadouba on behalf of my party, and reception commissioner for official delegations. Thanks to my work with the Tandana Foundation, I am currently president of Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO), an organization that promotes the well-being of women, children and families through women’s rights advocacy, literacy training and other initiatives, in the township of Wadouba.

I live in the village of Kani-Gogouna, in the rural township of Wadouba. I dropped out of school in the 7th grade, in 1991, in Ningari in the rural township of Ségué Iré due to not having housing and lack of family support. Then I went to Bamako to work as a domestic worker for a few years. It was in Bamako that I began to take an interest in politics. I was a member of the CNID party (National Congress of Democratic Initiative).

When I came back to the village, it was difficult to work with the members of CNID in my township, so I was with the BDIA (Block for Democracy and African Integration) for two years. In spite of everything, it did not go along as I wished.

I took the opportunity in the women leaders workshop to make a plea for all women in Wadouba Township to stand up as one. This is what I said to the women present:

First, to promote your strength and self-confidence, I will tell you the story of what I experienced as an activist in the different political parties.

You know that men take advantage of women in politics here in Mali. National statistics have shown that we women outnumber men in Mali. But each election we are less represented in decision-making forums, despite the struggle of women leaders for many years. In election campaigns, men come to us when they feel threatened by other political parties, and once their goal is reached, they turn their back on us. So, upon reflection, I struggled to look for a party through which I could be the leader in my township. This is how I fought to bring my own party from Bamako, I met the prefect of the Bandiagara District in order to establish my new party, and I am the general secretary. As soon as I arrived in the township of Wadouba, I implemented the committees in the 48 villages of the township and the subsection committees.

At each communal election, I was a candidate in alliance with two or three parties and I was never elected, due to disloyalty of my allies and my own inexperience in knowing how to be at the top of the list, even though I always remained secretary general of the party.

In 2015, when the Tandana Foundation opened the candidacy for village literacy teachers with AFTCD/PD, I filed an application and was selected to receive the training to become a literacy instructor.

I did not teach that year because during the training I lost my husband.

After the death of my husband, I stayed at home with my children. But every time there was a meeting for reporting or evaluating the literacy centers, Tandana Foundation staff invited me to participate in these meetings, in solidarity with me, and this meant a lot to me.

Last year, I was an instructor in the Dianou and Ologuine literacy centers, and it was an opportunity for me to provide explanations about my party to members of the community and Savings for Change groups. Each time, I would take the opportunity to tell my fellow women that it is high time now for us women to work together and be leaders among men. Some were afraid to get involved with me, but others said yes, because the Tandana Foundation has helped organized us a lot now.

In November 2017, I was a candidate for the township election, alone this time, without an alliance as the Tandana staff had advised me. Given my position, my following, and my organization, the other parties asked me to come into an alliance with them. At first, I refused, and then, I put forward the condition to put my name at the top of the alliance list. That is how I entered an alliance with two parties. Before this, I did not know of this winning strategy, and it is thanks to the training and meetings with the Tandana Foundation that now, as a woman leader, I will not let myself be dragged to the bottom of the electoral list.

After the election, our party came out third with six township councilors, including two women and four men.

Of the 23 township councilors of Wadouba, six are women and 17 are men.

Now that we have the support of the Tandana Foundation, and the women are well organized in the 48 villages through the SFC groups, the literacy centers, in addition to this new program to teach us to manage our economic activities and strengthen our leadership spirit, what will prevent us now from being numerous in the township council? Answer me, what is stopping us? Why are you afraid? It might seem like women are banned from the township hall. And yet, even the Malian government has favored women for political positions, but we, women, refuse to push forward, instead staying behind men.

I am so happy with this leadership training organized by the Tandana Foundation in my township and I will tell you a lot. I started in politics about ten years ago, and now, I’m beginning to understand a great deal. On July 11, 2011, I was invited to Bamako for the First National Congress of my UM-RDA party and was the only female guest from the Mopti Region. It is a great honor for me to express my gratitude on behalf of the women of the Mopti region.

When I was given the floor on behalf of women in the Mopti region, I refused to speak because women from other regions and the female Bamako deputies were all dressed in uniform with UM-RDA fabric.

Again they asked me to speak on behalf of the women of the region, and I said to the UM-RDA activists in the room, we, the women of the regions, did not come to this congress just to look at you, my dear sisters and brothers. The UM-RDA party has only one name, so why are UM-RDA women treated differently here in this room? If you answer my question I will speak on behalf of the women of the Mopti region. Thank you. Look at the discrimination you have shown, the UM-RDA is a national party, but in this room we are different, you, Bamako women, are all wearing the party uniform and we who have come very far have not been given fabric, and why? You give me the floor why? We women of the regions refuse to talk as long as the party does not dress us like the other Bamako activists here, party member being equal to party member.

On the spot, the women from Bamako immediately ordered outfits for those of us who did not have them, to be sewn from the party’s fabric. The president of the women of the party in Mali congratulated me for my position and for speaking on the issue of equality. After that, I spoke on behalf of the women of Mopti and I thanked all the women who supported me.

Back in the village, I told the members of the Kani Gogouna party what had happened at the Congress.

In 2003-2004, in view of my commitment, the population of Kani- Gogouna decided that I would be the village health worker, which I am to this date.

Now let’s make the right decision and not be afraid to make decisions and commit ourselves to be both in front of and behind men.

Oumou, center, with fellow literacy instructors, all wearing outfits made from Tandana fabric.

Español

Abogando por la igualdad de género en las elecciones comunitarias

Oumou teaching a literacy class

Durante una serie de talleres sobre el liderazgo de las mujeres patrocinados por la Fundación Tandana, los participantes aprendieron cómo formar y dirigir asociaciones de mujeres y también compartieron sus experiencias en liderazgo. En las regiones rurales de Mali, las mujeres rara vez están bien representadas en los consejos municipales. Para alentar a más mujeres a buscar estos puestos de liderazgo comunitario, Oumou Kansaye utilizó ejemplos de su experiencia en política para inspirar a otras mujeres durante uno de los talleres. A continuación, Oumou Kansaye cuenta su historia, incluido un discurso en el que abogó por el tratamiento equitativo de las mujeres líderes de las comunidades rurales.

Mi nombre es Kansaye Oumou Kansaye, secretaria general del partido UMRDA. Soy relevo de salud de mi aldea, capacitadora de aldea en Alpha Formation Traduction et Conception Documentaire au Pays Dogon en Tommo So, concejal municipal, miembro de la comisión de salud y organización y anfitriona de la oficina comunal.

Soy miembro del comité local de la revisión de la lista electoral de Wadouba en nombre de mi partido, miembro de la comisión de recepción de las delegaciones oficiales. Gracias a las actividades de la Fundación Tandana, actualmente soy presidenta de Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO), una organización que promueve el bienestar de las mujeres, los niños y las familias a través de la promoción de los derechos de las mujeres, la alfabetización y otras iniciativasde la comuna de Wadouba.

Vivo en la aldea de Kani – Gogouna, Comuna Rural de Wadouba. Dejé la escuela en el séptimo grado en 1991 en Ningari, en la comuna rural de Ségué – Iré, por problemas de vivienda y falta de apoyo familiar. Después fui a Bamako a trabajar como ayudante doméstica por unos años. Fue en Bamako donde comencé a interesarme por la política, era miembro del partido CNID (Congreso Nacional de Iniciativa Democrática).

Cuando volví al pueblo, era difícil trabajar con los miembros del CNID de mi comuna, estuve con el BDIA (Bloque para la Democracia y la Integración Africana) durante 2 años, a pesar de todo, no fue lo que yo deseaba.

Aprovecho esta oportunidad de capacitación de mujeres líderes para hacer un llamamiento a todas las mujeres de la comuna de Wadouba para que se pongan de pie como una sola mujer.

Primero para dar fuerza y confianza en sí mismo, les contaré mi historia de lo que experimenté como activista en los diferentes partidos políticos.

Ya saben, los hombres nos usan cada vez que se trata de política aquí en Malí. Las estadísticas nacionales han demostrado que las mujeres somos más numerosas en Malí que los hombres. Pero cada vez estamos menos representadas en los órganos de toma de decisiones a pesar de la lucha de algunas mujeres líderes durante mucho tiempo. En las campañas electorales, los hombres acuden a nosotros cuando se sienten amenazados por otros partidos políticos y una vez que alcanzan su objetivo nos rechazan. Es así como, después de reflexiones, luché para buscar un partido para ser la primera responsable en mi comuna. Así es como luché para traer mi propio partido desde Bamako, me reuní con el prefecto del círculo de Bandiagara para el establecimiento de mi nuevo partido y yo soy el secretario general. Tan pronto como llegué a la comuna de Wadouba, puse el comité de 48 aldeas y el comité de la subsección [comité comunal de 48 aldeas].

En cada elección comunal, fui candidato en alianza con 2 o 3 partidos y nunca fui elegida, debido a la traición y a mi falta de experiencia para encabezar la lista a pesar de que permanecí siempre como secretario general del partido.

En 2015, cuando la Fundación Tandana lanzó la candidatura de capacitadores de aldea en alfa, presenté mi expediente y fui seleccionada para recibir la capacitación de capacitadores.

No enseñé ese año porque durante la capacitación perdí a mi esposo.

Después de la muerte de mi esposo, me quedé sola en casa con mis hijos. Pero cada vez que había una reunión de informes o de evaluación de los centros alfa, los funcionarios de la Fundación Tandana me invitaron a participar en esas reuniones para permanecer en solidaridad conmigo y eso me conmovió mucho.

El año pasado fui capacitadora en el centro de Dianou y Ologuine y fue una oportunidad para mí para explicar a las oyentes y miembros de los grupos EPC de mi grupo. Cada vez aprovechaba la oportunidad para decir a mis compañeras que ya es hora de que las mujeres trabajemos juntas y seamos líderes entre los hombres. Algunas tuvieron miedo de involucrarse conmigo pero otras dijeron que sí porque la Fundación Tandana nos ha organizado mucho.

En noviembre de 2017, me presenté en la elección comunitaria esta vez sola, es decir con mi partido sin alianza como me lo aconsejaron los responsables de la Fundación Tandana. Dada mi posición, mi entorno y mi gestión, los otros partidos me pidieron que hiciera una alianza con ellos. Pero me negué al principio y fijé después una condición para que mi lista encabezara la lista de la alianza. Así fue como acabé aliada con 2 partidos. Antes no conocía esta estrategia para ganar y gracias a la capacitación y encuentros de la Fundación Tandana, ahora como mujer líder no me voy a dejar arrastrar al final de la lista electoral.

Después de las elecciones, nuestro partido quedó tercero con 6 concejales comunales, incluidas 2 mujeres y 4 hombres.

De los 23 concejales comunales de Wadouba, 6 son mujeres y 17 hombres.

Soy miembro del comité de salud de CSCOM de Kani Gogouna, soy la presidenta de las mujeres de la comuna (CAFO) y miembro de la comisión de organización comunal.

Ahora que contamos con el apoyo de la Fundación Tandana y que las mujeres están bien organizadas en las 48 aldeas a través de los grupos EPC, los centros alfa, además de este nuevo programa que nos enseña cómo administrar nuestras actividades económicas y fortalecernos el espíritu de líderes, ¿qué puede impedirnos ahora ser numerosas en el consejo comunal? Respóndanme ¿qué nos detiene? ¿Por qué tienen miedo? Parecería que las mujeres están prohibidas en el ayuntamiento. Y sin embargo incluso el gobierno de Mali ha favorecido a las mujeres para puestos políticos, pero las mujeres nos rehusamos a quedarnos atrás.

Estoy tan contenta con esta capacitación de liderazgo organizada por la Fundación Tandana en mi comunidad y les voy a contar muchas cosas. Miren, comencé en la política hace unos diez años y ahora estoy empezando a entender muchas cosas. El 11 de julio de 2011, me invitaron a Bamako para el 1er Congreso Nacional de mi partido UM RDA y fui la única mujer invitada de la región de Mopti. Es un gran honor para mí expresar mi agradecimiento en nombre de las mujeres de la región de Mopti.

Cuando me dieron el uso de la palabra en nombre de las mujeres de la región de Mopti, me negué a hablar porque las mujeres de otras regiones y los diputados de Bamako vestían uniforme con las telas del UMRDA.

Una vez más me pidieron que hablara en nombre de las mujeres de la región, les dije, hola queridos activistas del UM-RDA aquí en esta sala, nosotras, las mujeres de las regiones, no hemos venido a este congreso para mirarlos, queridos hermanos y hermanas, el partido UM-RDA tiene solo un nombre, entonces ¿por qué las mujeres del UM-RDA son diferentes aquí en esta sala? Si responden mi pregunta, hablaré en nombre de las mujeres de la región de Mopti. Gracias. Vean la discriminación que han cometido, el partido UM-RDA es nacional, pero en esta sala somos diferentes, ustedes de Bamako, ¿todas llevan el uniforme del partido y nosotros que venimos de muy lejos no hemos sido vestidas y por qué? Me dan la palabra ¿por qué? Las mujeres de las regiones nos negamos a hablar en tanto el partido no nos vista como a los otros activistas de Bamako aquí, militante igual a militante.

En el acto, las mujeres miembros de este partido inmediatamente ordenaron los uniformes de las mujeres, que no tenían las telas del partido y se cosieron para darnos. La presidenta de las mujeres del partido en Mali me felicitó por mi posición y el tema de la igualdad. Después hablé en nombre de las mujeres de Mopti y agradecí a todas las mujeres que me apoyaron

Después de regreso en la aldea, hice la restitución del congreso a los miembros del partido de Kani Gogouna.

En 2003-2004, en vista de mi compromiso, la población de Kani- Gogouna decidió que yo sea el relevo de la aldea hasta hoy.

Tomemos ahora la decisión correcta y ya no tengan miedo de tomar decisiones y comprometámonos a estar enfrente y detrás de los hombres.

Oumou, second from left, with other women’s leadership workshop facilitators.

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