
Around the world, many communities are facing environmental challenges on an unprecedented scale. Faced with the forces of a changing climate, it has become the norm in places like Mali to feel disempowered and think of land degradation as an unavoidable consequence. For a long time, this deterioration seemed uncontrollable, leaving families uncertain about the future of their fields.
Lorsque l’érosion n’est plus une fatalité : l’Association environnementale d’Olouguelemo propose des solutions

À travers le monde, de nombreuses communautés font face à des défis environnementaux d’une ampleur sans précédent. Devant la force des éléments, il est naturel de se sentir désorienté et de percevoir la dégradation des terres comme une fatalité imposée par la nature. Pendant longtemps, ces phénomènes ont semblé hors de portée, laissant les familles dans l’incertitude quant à l’avenir de leurs champs.
C’est précisément ce sentiment d’impuissance que l’érosion laisse derrière elle.
Bien que ce phénomène soit un processus naturel lié à l’eau et au vent, elle s’accélère souvent sous la pression de besoins quotidiens comme le bois ou l’agriculture intensive. Aujourd’hui, comprendre ce mécanisme n’est plus un obstacle, mais une force. C’est pour transformer cette compréhension en action concrète qu’intervient l’Association environnementale d’Olouguelemo.
L’Association environnementale d’Olouguelemo, qui sont-ils ?
L’Association environnementale d’Olouguelemo est une association inter-villageoise de la commune de Wadouba, au Mali, qui œuvre pour la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles.
Son action se concentre principalement sur la lutte contre l’érosion, la restauration des terres dégradées, le renforcement des capacités des communautés rurales, et la réplication des bonnes pratiques auprès des villages voisins
Entre 2020 et 2024, en partenariat avec la Fondation Tandana, l’Association environnementale d’Olouguelemo a formé progressivement 35 villages aux techniques de Lutte Antiérosive (LAE), incluant la construction de diguettes et de cordons pierreux, la régénération naturelle assistée (RNA), la mise en défens des zones forestières et la gestion associative inter-villageoise.
Formations pratiques et méthodologie
En 2024, une formation pratique de cinq jours a été organisée à Kansongo, réunissant 36 représentants de neuf communautés ayant récemment rejoint l’Association environnementale d’Olouguelemo. Cette formation combinait théorie (historique de la lutte contre l’érosion, différents modèles de digues et de cordons pierreux, évaluation des courbes de niveau et utilisation d’instruments de mesure) et pratique, en abordant les différents modèles de cordons pierreux en fonction du volume de ruissellement.
- Simple : facile à réaliser, pour faible ruissellement
- AFVP : pose inclinée de pierres avec remplissage en concassés, bonne rétention d’eau
- VRP : alignement de grosses pierres parallèles, capacité de retenue supérieure
- Encré : tranchée pour grosses pierres, adapté au ruissellement très élevé
- Couvert : diguettes renforcées pour grands couloirs de ruissellement
Les délégués formés ont ensuite répliqué ces compétences auprès des membres de leurs villages, garantissant la pérennisation des savoir-faire.
Résultats mesurés de la LAE et impact sur la sécurité alimentaire
En 2025, une étude a été menée dans cinq villages (Kansongo, Kani-Gogouna, Moh-Dah, Biné et Assa) pour comparer les parcelles avec LAE et sans LAE sur des champs de mil.
Principaux résultats :
● Rendements moyens avec LAE : 132 à 664 kg/hectare
● Rendements moyens sans LAE : 148 à 236 kg/hectare
● Production totale par parcelle avec LAE : 0,24 à 1,012 tonne
● Production totale sans LAE : 0,044 à 0,148 tonne
Ces chiffres révèlent l’ampleur de la différence : les champs aménagés avec des techniques de Lutte Antiérosive (LAE) ont produit en moyenne 139 % de mil en plus que les champs sans LAE. Les techniques de LAE permettent ainsi de doubler, voire tripler les rendements et de sécuriser durablement la production alimentaire pour les familles rurales.
Cette amélioration de la productivité contribue non seulement à la sécurité alimentaire, mais aussi à la résilience des communautés face au changement climatique, en conservant l’eau et en restaurer les sols dégradés.
Extension et vision future
Face à ces résultats probants, de nombreux villages des communes voisines ont demandé à rejoindre l’Association environnementale d’Olouguelemo. L’objectif est clair : répliquer ces méthodes et former de nouvelles associations pour maximiser l’impact environnemental et agricole.
Le rêve de l’Association environnementale d’Olouguelemo est de : Aider ces villages et d’autres à créer leurs propres associations de protection de l’environnement.
Former à terme huit associations, puis constituer une fédération regroupant ces huit entités, afin de :
renforcer la coordination des activités
faciliter le suivi des forêts et des terres protégées
élargir l’accès aux formations, outils et techniques LAE.
Ainsi, l’approche de l’Association environnementale d’Olouguelemo peut s’étendre au-delà de Wadouba, touchant des populations partageant les mêmes cultures agricoles, le même climat et le même relief, et parlant la même langue (Tommosso).
Impact concret dans les communautés
Les villages membres appliquent désormais de manière systématique, la pratique de RNA dans leurs champs, la construction de diguettes antiérosives, et la mise en défens des zones forestières
Ils realisent la production et la vulgarisation de foyers améliorent, la production de jeunes plants en pépinières, et le surcreusement et l’agrandissement des mares. Ces pratiques ont permis une augmentation de la disponibilité en eau de 4 à 6 mois après l’hivernage, tout en restaurer les terres dégradées et protéger 36 forêts communautaires.
Le maire de la commune de Wadouba, M. Soumaila Camara, témoigne des résultats significatifs des actions menées par l’Association environnementale d’Olouguelemo en partenariat avec la Fondation Tandana. M. Camara a exprimé sa gratitude pour leur engagement constant en faveur de la protection de l’environnement dans sa commune.
« Grâce à ce partenariat, l’association environnementale a organisé de nombreuses formations qui ont permis de renforcer les connaissances de la communauté en matière de techniques de développement durable », a-t-il déclaré. « Ces compétences, initialement acquises par huit communautés fondatrices, ont ensuite été transmises à 36 communautés membres, garantissant ainsi la reproductibilité et la pérennité des actions environnementales. »
Le maire souligne que les résultats observés sur le terrain sont très convaincants et a félicité l’Association environnementale d’Olouguelemo pour son leadership local, notant que l’impact positif de ses actions a suscité l’intérêt des communautés et des communes voisines. « Certaines communautés voisines ont spontanément commencé à reproduire les pratiques de l’association après avoir constaté l’amélioration des terres agricoles et un meilleur accès à l’eau », a-t-il expliqué.
Face à ces résultats, des maires des communes voisines ont sollicité son expérience afin de mettre en place des associations similaires. Selon lui, la réplication du modèle OEA, soutenue par la Fondation Tandana, permettra d’amplifier les impacts environnementaux et alimentaires et de poser les bases d’une future fédération d’associations intercommunales, capable de répondre plus efficacement aux défis du changement climatique.
Un pacte durable entre l’homme et la nature

l’Association environnementale d’Olouguelemo démontre aujourd’hui qu’avec des formations ciblées et une solidarité communautaire, l’érosion n’est plus une fatalité, mais un défi que l’on peut surmonter. En transformant un phénomène destructeur en un moteur de résilience, l’association prouve que la gestion durable des sols est la clé de voûte de notre sécurité alimentaire et de la restauration de nos terres. Au-delà des techniques, ce changement repose sur une conviction profonde : quand nous traitons la nature avec respect, elle nous le rend au centuple. C’est un investissement dont les fruits se récoltent de génération en génération, rendant les aléas climatiques bien moins coûteux pour tous.
C’est le cœur du message que nous transmettons à chaque villageois à travers nos formations : protéger et aimer notre environnement, c’est avant tout protéger nos familles et garantir notre avenir. Le changement commence par soi.
Par Sybille E. Jean-François
English
When erosion is no longer inevitable: The Olouguelemo Environmental Association is offering the solutions

Around the world, many communities are facing environmental challenges on an unprecedented scale. Faced with the forces of a changing climate, it has become the norm in places like Mali to feel disempowered and think of land degradation as an unavoidable consequence. For a long time, this deterioration seemed uncontrollable, leaving families uncertain about the future of their fields.
It is precisely this sense of powerlessness that erosion unleashes.
Although erosion is a natural process linked to wind and water diminishing soil quality, it often accelerates under the pressure of communities fulfilling their everyday needs, such as timber gathering or intensive agriculture. But, today, understanding its causes is no longer an obstacle. Instead, it has become a source of strength thanks to the Olouguelemo Environmental Association intervening and transforming new insights into concrete actions.
About the Olouguelemo Environmental Association
The Olouguelemo Environmental Association is a village-run association in the township of Wadouba, Mali, which works to protect the environment and ensure the sustainable management of natural resources.
The association focuses mainly on erosion control, restoring degraded land, capacity-building for rural villages, and replicating best practices in neighboring communities.
Between 2020 and 2024, in partnership with The Tandana Foundation, the association gradually trained members of 35 communities in erosion control techniques, including the construction of dikes and stone contour lines, assisted natural regeneration, fencing of forest areas, and inter-community associative management.
Practical training and methodology
In 2024, a five-day practical training session was organized in Kansongo, bringing together 36 representatives from nine communities that recently joined the Olouguelemo Environmental Association. The training combined both theory (the history of erosion control, different models of dikes and stone contour lines, evaluating contour lines and the use of measuring instruments) and practical application, diving into the different contour line models according to runoff volume:
- Simple: easy to build, for low runoff
- AFVP: inclined laying of stones with crushed stone filling, good water retention
- VRP: parallel alignment of large stones, higher retention capacity
- Anchored: trench for large stones, suitable for very high runoff
- Covered: reinforced contour lines for large runoff corridors
The trained representatives then shared these skills with members of their communities to spread their learnings.
Measured results of erosion control and its impact on food security
In 2025, a study was carried out in five communities (Kansongo, Kani-Gogouna, Moh-Dah, Biné and Assa) to compare plots managed with and without erosion control on millet fields. Among the study’s key findings are:
- Average yields with erosion control: 132 to 664 kg/hectare
- Average yields without erosion control: 148 to 236 kg/hectare
- Total production per plot with erosion control: 0.24 to 1.012 tons
- Total production without erosion control: 0.044 to 0.148 tons
These figures reveal the extent of the difference: The fields managed using erosion control techniques produced on average 139% more millet than fields without erosion control. The results show that erosion control techniques can double or even triple yields and secure long-term food production for rural families.
This improved productivity contributes not only to enhancing food security, but also to community resilience in the face of climate change, by conserving water and restoring degraded soils.
Extension and future vision
With these convincing results, many communities in neighboring townships have asked to join the Olouguelemo Environmental Association. The aim is clear: To replicate these methods and form new associations to maximize the environmental and agricultural impact.
The association hopes to help these other communities to create their own environmental protection associations, striving to eventually form eight associations. Then, with those eight groups, form a federation to strengthen coordination of activities, facilitate monitoring of protected forests and lands, and broaden access to erosion control training, tools, and techniques.
In this way, the association’s approach can be extended beyond Wadouba, reaching populations sharing the same agricultural cultures, climate and terrain, and speaking the same language (Tommosso).
Concrete impact on communities
Member communities are now systematically applying the practice of assisted natural regeneration in their fields, building anti-erosion contour lines, and protecting forest areas. They are also producing and spreading the use of cookstoves and producing seedlings in nurseries, as well as digging and expanding ponds. These practices have increased water availability from 4 to 6 months after the rainy season, while restoring degraded land and protecting 36 community forests.
The mayor of the Wadouba township, Mr. Soumaila Camara, testifies to the significant results of the actions carried out by the Olouguelemo Environmental Association in partnership with The Tandana Foundation. Camara expressed his gratitude for their constant commitment to environmental protection in his township.
“Thanks to this partnership, the environmental association has conducted a number of training courses that have led to the strengthening of the community’s knowledge of sustainability techniques,” he said. “These skills, initially acquired by eight founding communities, were then passed on to 36 member communities, ensuring the environmental actions can be replicated and sustained over time.”
The mayor underscores that the results observed on the ground are highly convincing and praised the Olouguelemo Environmental Association for its local leadership, noting that the positive impact of its actions has attracted the interest of neighboring communities and townships. “Some nearby communities have spontaneously begun replicating the association’s practices after seeing improved fields and increased access to water,” he explained.
Witnessing these results, mayors in neighboring townships have sought their experience in setting up similar associations. He believes that replication of the association’s model, supported by The Tandana Foundation, will amplify the environmental and food benefits and lay the foundations for a future federation of village-run associations, capable of responding more effectively to the challenges of climate change.
A sustainable pact between people and nature
The Olouguelemo Environmental Association is demonstrating that, with targeted training and community support, erosion is no longer an inevitability. It is a challenge that can be overcome. By transforming a destructive phenomenon into an engine of resilience, the association is proving that sustainable soil management is the keystone of our food security and land restoration. Beyond the techniques, this change is based on a profound conviction: When we treat nature with respect, it returns the favor a hundredfold. It’s an investment that reaps rewards from generation to generation, making the toll of the changing climate far less costly for us all.
This is at the heart of the message that is passed on to every person through the training courses: to protect and love our environment is above all to protect our families and guarantee our future. Change begins at home.
By Sybille E. Jean-François
Español
Cuando la erosión deja de ser inevitable: la Asociación Medioambiental de Olouguelemo ofrece las soluciones

En todo el mundo, numerosas comunidades enfrentan retos medioambientales de una magnitud sin precedentes. Ante las fuerzas de la naturaleza, es normal sentirse desorientado y percibir la degradación de las tierras como una fatalidad impuesta por el medio ambiente. Durante mucho tiempo, estos fenómenos parecían estar fuera de nuestro control, dejando a las familias en la incertidumbre sobre el futuro de sus campos.
Es precisamente esta sensación de impotencia la que deja tras de sí la erosión.
Aunque se trata de un proceso natural relacionado con el agua y el viento, a menudo se acelera bajo la presión de actividades cotidianas necesarias como la colecta de madera o la agricultura intensiva. Hoy en día, comprender este mecanismo ya no es un obstáculo, sino una oportunidad. La Asociación Ambiental Olouguelemo interviene para transformar esta comprensión en acciones concretas.
¿Quiénes forman la Asociación Ambiental Olouguelemo?
La Asociación Ambiental Olouguelemo es una asociación intercomunal del cantón de Wadouba, en Malí, que trabaja por la protección del medio ambiente y la gestión sustentable de los recursos naturales.
Su acción se centra principalmente en la lucha contra la erosión, la restauración de tierras degradadas, el refuerzo de las capacidades de los cantones rurales, y la replicación de buenas prácticas en las comunidades vecinas
Entre 2020 y 2024, en colaboración con la Fundación Tandana, la Asociación Ambiental Olouguelemo ha formado progresivamente a 35 comunidades en técnicas de lucha contra la erosión, incluyendo la construcción de diques y líneas de contorno de piedra, la regeneración natural asistida, la protección de las zonas forestales y la gestión asociativa entre comunidades.
Capacitación práctica y metodología
En 2024, se organizó una sesión de capacitación práctica de cinco días en Kansongo, que reunió a 36 representantes de nueve comunidades que se unieron recientemente a la Asociación Ambiental de Olouguelemo. La capacitación combinó teoría (la historia del control de la erosión, diferentes modelos de diques y líneas de contorno de piedra, evaluación de las líneas de contorno y el uso de instrumentos de medición) y aplicación práctica, profundizando en los diferentes modelos de líneas de contorno según el volumen de escorrentía:
- Simple: fácil de realizar, para escorrentía baja
- AFVP: colocación inclinada de piedras con relleno de gravilla, buena retención de agua
- VRP: alineación de piedras grandes paralelas, mayor capacidad de retención
- Anclado: zanja para piedras grandes, adecuado para escorrentías muy elevadas
- Cubierto: diques reforzados para grandes corredores de escorrentía
A continuación, los delegados formados transmitieron estos conocimientos a los miembros de sus comunidades, garantizando así la perpetuación de los conocimientos técnicos.
Resultados medidos de la LAE e impacto en la seguridad alimentaria
En 2025, se llevó a cabo un estudio en cinco comunidades (Kansongo, Kani-Gogouna, Moh-Dah, Biné y Assa) para comparar las parcelas con LAE y sin LAE en campos de mijo.
Principales resultados:
● Rendimientos medios con LAE: 132 a 664 kg/hectárea
● Rendimientos medios sin LAE: 148 a 236 kg/hectárea
● Producción total por parcela con LAE: 0,24 a 1,012 toneladas
● Producción total sin LAE: 0,044 a 0,148 toneladas
Estas cifras revelan la magnitud de la diferencia: los campos acondicionados con técnicas de lucha contra la erosión (LAE) produjeron de media un 139 % más de mijo que los campos sin LAE. Las técnicas de LAE permiten así duplicar, e incluso triplicar, los rendimientos y garantizar de forma sustentable la producción alimentaria de las familias rurales.
Este aumento de la productividad contribuye no solo a la seguridad alimentaria, sino también a la resiliencia de las comunidades frente al cambio climático, al conservar el agua y restaurar los suelos degradados.
Extensión y visión de futuro
Ante estos resultados convincentes, numerosas comunidades de los cantones vecinos han solicitado unirse a la Asociación Ambiental Olouguelemo. El objetivo es claro: replicar estos métodos y formar nuevas asociaciones para maximizar el impacto medioambiental y agrícola.
El sueño de la Asociación Ambiental Olouguelemo es: Ayudar a estas comunidades y a otros a crear sus propias asociaciones de protección del medio ambiente.
Formar a largo plazo ocho asociaciones y luego constituir una federación que agrupe a estas ocho entidades, con el fin de reforzar la coordinación de las actividades, facilitar el seguimiento de los bosques y las tierras protegidas, ampliar el acceso a la formación, las herramientas y las técnicas de LAE.
De este modo, el enfoque de la Asociación Ambiental Olouguelemo puede extenderse más allá de Wadouba, llegando a poblaciones que comparten las mismas culturas agrícolas, el mismo clima y el mismo relieve, y que hablan el mismo idioma (Tommosso).
Impacto concreto en las comunidades
Las comunidades miembros aplican ahora de forma sistemática: la práctica de la restauración de tierras degradadas en sus campos, la construcción de diques contra la erosión, y la protección de las zonas forestales.
Realicen la producción y la divulgación de estufas, la producción de plántulas en viveros, y el sobre excavado y la ampliación de estanques. Estas prácticas han permitido aumentar la disponibilidad de agua entre 4 y 6 meses después de la temporada de lluvias, al tiempo que se han restaurado las tierras degradadas y se han protegido 36 bosques comunitarios.
El alcalde del municipio de Wadouba, el Sr. Soumaila Camara, da fe de los importantes resultados de las acciones llevadas a cabo por la Asociación Ambiental de Olouguelemo en colaboración con la Fundación Tandana. Camara expresó su gratitud por su constante compromiso con la protección del medio ambiente en su municipio.
“Gracias a esta colaboración, la asociación ambiental ha impartido numerosos cursos de capacitación que han fortalecido los conocimientos de la comunidad sobre técnicas de sostenibilidad”, afirmó. “Estas habilidades, adquiridas inicialmente por ocho comunidades fundadoras, se transmitieron posteriormente a 36 comunidades miembros, lo que garantiza que las acciones ambientales puedan replicarse y mantenerse a lo largo del tiempo”.
El alcalde subraya que los resultados observados sobre el terreno son muy convincentes y elogió a la Asociación Ambiental de Olouguelemo por su liderazgo local, señalando que el impacto positivo de sus acciones ha despertado el interés de las comunidades y municipios vecinos. “Algunas comunidades cercanas han comenzado a replicar espontáneamente las prácticas de la asociación tras observar la mejora de los campos y un mayor acceso al agua”, explicó.
Ante estos resultados, los alcaldes de los cantones vecinos han solicitado su ayuda y experiencia para crear asociaciones similares. En su opinión, la replicación del modelo AAO, con el apoyo de la Fundación Tandana, permitirá amplificar los impactos ambientales y alimentarios y sentar las bases de una futura federación de asociaciones intermunicipales, capaz de responder de manera más eficaz a los retos del cambio climático.
Un pacto sustentable entre el hombre y la naturaleza
La AAO demuestra hoy que, con una formación específica y la solidaridad de la comunidad, la erosión ya no es una fatalidad, sino un reto que se puede superar. Al transformar un fenómeno destructivo en un motor de resiliencia, la asociación demuestra que la gestión sustentable del suelo es la piedra angular de nuestra seguridad alimentaria y de la restauración de nuestras tierras. Más allá de las técnicas, este cambio se basa en una profunda convicción: cuando tratamos a la naturaleza con respeto, ella nos lo devuelve con creces. Es una inversión cuyos frutos se cosechan de generación en generación, lo que hace que los riesgos climáticos sean mucho menos costosos para todos.
Este es el mensaje central que transmitimos a cada persona a través de nuestras formaciones: proteger y amar nuestro medio ambiente es, ante todo, proteger a nuestras familias y garantizar nuestro futuro. El cambio empieza por uno mismo.
Por Sybille E. Jean-François




