‘Long live the Tandana Foundation’

In rural Mali, the Tommo So literacy and numeracy classes, along with the recently launched leadership workshops, which are made possible thanks to the support from Dining for Women, continue to have extremely positive impacts on the women who participate in them. Below, three women share their stories of how these programs, which have been established in many villages by the Tandana Foundation, have changed their lives for the better and have assisted them in becoming community leaders.
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«Longue vie à la Fondation Tandana»

Dans les zones rurales du Mali, les cours d’alphabétisation et de calcul de Tommo So, ainsi que les ateliers de leadership récemment lancés, continuent d’avoir des effets extrêmement positifs sur les femmes qui y participent. Ci-dessous, trois femmes racontent comment ces programmes, mis en place dans de nombreux villages par la Fondation Tandana, ont changé leur vie pour le mieux et les ont aidées à devenir des leaders communautaires.

Aissi Yalcouyé

Bonjour, je m’appelle Mariam Yalcouyé dite Aissi. Je suis la présidente des groupements des femmes de Kêdou. Après la formation en leadership des femmes, on a créé une association des groupements des femmes de Kêdou. Avant, pendant l’hivernage on prenait l’argent au commerçant ou chez les voisines des autres villages pour faire notre petite dépense d’hivernage (engrais, des condiments, du mil ou du riz pour les petits déjeuners). Cette année grâce à la formation sur les techniques de mobilisation en ressource financière de la Fondation Tandana, notre groupement a plus de 200 000F CFA dans notre caisse, et avec cet argent nous sommes autonomes à faire toutes nos petites dépenses sans prêter d’argent n’importe où et avec n’importe qui. Dieu merci on a compris que c’est avec l’association qu’on va gagner.

Comme un adage* dogon qui dit, “la force de l’ hyène est ses griffes, et la force de oiseaux est ces ailes”. Aujourd’hui nos griffes et nos ailes est la Fondation Tandana.

Je vous remercie.

*Amba sagu Fondation sagu

Binta Kanambaye

Bonjour, je m’appelle Binta Kanambaye, je suis de Ouroly Tenne, je suis mariée et mère de 3 enfants.

J’ai fait mon école primaire et second cycle à l’école de Ouroly. Apres le DEF, on m’a orientée a l’école CEFOTESK de Sèvaré pour quartres ans. Là bas j’ai fait 3 ans, à mon 3ieme année, on m’a donnée en mariage et après je n’ai pas pu continuer, jusqu’ aujourd’hui je n’ai pas eu mon examen à cause de ce mariage forcé. Je suis toujours au village. L’année passé la Fondation Tandana est venu pour le recyclage des auditrices. Je me suis battue pour m’inscrire au centre alpha pour pouvoir suivre les cours d’alpha parce que je n’ai pas été alphabétisé et l’année de la formation initiale des femmes en alpha jetais à Sévare pour mes études.

Dieu merci, après trois mois de recyclage j’ai beaucoup appris l’alphabet en langue locale. Avant je ne connaissais pas comment lire les lettres en phonétiques, et la lecture des chiffres en Tommo So. Aujourd’hui je peux lire clairement les deux livrets lecture et calcul en Tommo So, et faire les operations en langue locale ou de classique. J’écris ma lettre en Tommo So mais avant je ne connaissais pas en langue Tommo So. Je suis la secrétaire de groupement des femmes de notre village. Je remplis les registres de notre groupement en Tommo So sans difficulté. Souvent je donne le cours aux enfants en alpha Tommo So pour réussir la lecture et les petits calculs en classe. Que vive l’amitié avec la Fondation Tandana. Je vous remercie.

Adama Kanambaye

Bonjour, je m’appelle Adama dite Yadie Kanambaye, je suis de Ouroly Gagnaga, je suis la femme de maire sortant de la commune de Wadouba. Comme je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école, je ne connaissais pas lire et écrire. Je ne voyais même pas les signes numériques. Pendant les cérémonies à la mairie en tant que femme de Maire, jetais très dérangée parmi les autres femmes de collègues et j’avais honte d’aller au marché parce que les gens se moquaient de moi comme je demandais tout. A vrais dire j’etais analphabète et je ne comprenais rien. Même mes chaussures je ne pouvais pas payer. Je ne connaissais pas comment manipuler le téléphone, même prendre l’appel. C’était un tas de problèmes pour moi.

Aujourd’hui Dieu merci j’ai eu mon diplôme de maitrise, oui c’est un diplôme de maitrise pour moi parce que j’ai une nouvelle vie aujourd’hui grâce a la Fondation Tandana à travers le programme alpha.

J’ai mon téléphone et je peux enregistrer tous les numéros dans mon répertoire. Je peux appeler qui que soit sans l’aide de quelqu’un. Au marché je paie tout ce que je veux, et je vends tout ce que je veux. En 2017, après le recyclage je suis partie au marché de Sangha pour vendre mes oignons séchés. Le commerçant a pesé mon oignon devant moi et c’était 29 kg. Il m’a dit que ton oignon n’as que 20 KG.

Parce que il ne savait pas que j’ai mon diplôme, j’ai souris et j’ai demandé au commerçant est ce que la balance peut mentir ? il m’a répondu non. J’ai dit si c’est le cas la balance a dit que c’est 29kg. Le commerçant était étonné en me répondant, tu as fait quoi pour lire les kilos ? Je lui ai répondu c’est grâce à la Fondation Tandana que tu ne peux plus me voler encore. J’ai compris tout de suite qu’il nous volait avant des dizaines des kilos au marché devant nous. Comme un adage* Bambara dit, l’analphabétisme est bien l’obscurité. J’ai pleuré de joie devant tout le monde au marché. Dès ce jour personne ne me vole au marché et je suis très contente de moi-même grâce à la Fondation Tandana. Que vive la Fondation Tandana, Que vive le Mali.

*Kalanbali Yee dibi fagnama ye

English

‘Long live the Tandana Foundation’

In rural Mali, the Tommo So literacy and numeracy classes, along with the recently launched leadership workshops, continue to have extremely positive impacts on the women who participate in them. Below, three women share their stories of how these programs, which have been established in many villages by the Tandana Foundation, have changed their lives for the better and have assisted them in becoming community leaders.

Aissi Yalcouyé

Hello, my name is Mariam Yalcouyé aka Aissi. I’m the president of Kêdou women’s groups. After the women’s training in leadership, we created an association of Kêdou women’s groups. Before, during the rainy season, we borrowed money from the shopkeeper or from neighbors in other villages to make our purchases for the rainy season (fertilizer, condiments, millet or rice for breakfast). This year, thanks to the Tandana Foundation training on the mobilization of financial resources, our group has a fund exceeding 200,000 CFA francs and, with this money, we can make all our small purchases without taking loans from anywhere or anyone. Thank God, we understood that it is with the association that we will win.

As a Dogon saying goes, “the strength of the hyena is in its claws, and the strength of a bird is in its wings.” Today our claws and wings are the Tandana Foundation.  Amba sagu Foundation sagu (We count on God and we count on the Foundation).

I thank you.

Binta Kanambaye

Hello, my name is Binta Kanambaye, and I’m from Ouroly Tenne. I’m married and the mother of three children.

I went to elementary and junior high school at Ouroly. After the diploma of basic education (DEF), I was directed to CEFOTESK School in Sèvaré for four years. There I spent (only) three years. In my third year, I was given in marriage and, after that, I could not continue (with my education). To this day, I have not taken my exam due to this forced marriage. I am still in the village. Last year, the Tandana Foundation came to provide a continuation course for the literacy students. I fought to enroll in the literacy center to take the course because I had not been part of the initial literacy session, since the year of the initial training of women in literacy, I was in Sèvaré for my studies.

Thank God, after three months of the continuation course I learned a lot about the local language alphabet. Before that, I did not know how to read letters in phonetics or read numbers in Tommo So. Today, I can clearly read the two reading and math booklets in Tommo So, and do operations in the local or classical language. I write my letters in Tommo So, but before I did not know how to do it in the Tommo So language. I’m the secretary of the women’s group in our village. I fill the records of our group in Tommo So without difficulty. I often teach children in Tommo So to do successful reading and small calculations in class. Long live the friendship with the Tandana Foundation. I thank you.

Adama Kanambaye

Hello, my name is Adama aka Yadie Kanambaye, and I’m from Ouroly Gagnaga. I am the wife of the outgoing mayor of the township of Wadouba. Since I did not have the chance to go to school, I did not learn to read or write. I could not even read the numerical signs. During the mayor’s ceremonies as the mayor’s wife, I felt out of place among other wives of colleagues and was ashamed to go to the market because people would make fun of me as I asked for anything. To tell the truth, I was illiterate, and I could not understand a thing. Even my shoes I could not buy (by myself). I did not know how to handle the phone or even answer a call. That caused many problems for me.

Today, thank God, I have my master’s degree; yes, it is a master’s degree for me because I have a new life today thanks to the Tandana Foundation, through the literacy program.

I have my phone, and I can save all the numbers in my phonebook. I can call anyone without the help of someone else. At the market, I buy everything I want, and I sell everything I want. In 2017, after the continuation course, I went to the Sangha market to sell my dried onions. The shopkeeper weighed my onions in front of me, and it was 29 kg. He told me, “Your onions only weigh 20 kg.”

Because he did not know that I have my diploma, I smiled and asked the trader, “Can the scale lie?” He said no. “If that´s the case, then the scale said 29 kg,” I said. The shopkeeper was surprised when he answered: “what did you do to read the kilograms?” I told him it is thanks to the Tandana Foundation that you cannot steal from me anymore. I realized right away that he had been stealing before tens of kilos at the market, right in front of us. As a Bambara saying* goes, “illiteracy is indeed darkness.” I cried with joy in front of everyone at the market. From this day on, no one steals from me at the market, and I am pleased with myself thanks to the Tandana Foundation. Long live the Tandana Foundation, long live Mali.

*Kalanbali Yee dibi fagnama ye

Español

‘Viva la Fundación Tandana’

En las zonas rurales de Mali, las clases de alfabetización y aritmética de Tommo So, junto con los talleres de liderazgo recientemente lanzados, continúan teniendo impactos extremadamente positivos en las mujeres que participan en ellos. A continuación, tres mujeres comparten sus historias de cómo estos programas, que se han establecido en muchas aldeas por la Fundación Tandana, han cambiado sus vidas para mejor y las han ayudado a convertirse en líderes de la comunidad.

Aissi Yalcouyé

Hola, mi nombre es Mariam Yalcouyé, conocida como Aissi. Soy la presidenta de los grupos de mujeres de Kêdou. Después de la capacitación en liderazgo para mujeres, creamos una asociación de grupos de mujeres de Kêdou. Antes, durante la temporada de lluvias, tomábamos el dinero del comerciante o de los vecinos de otras aldeas para pagar nuestros pequeños gastos de invierno (fertilizantes, condimentos, mijo o arroz para el desayuno). Este año, gracias a la capacitación en técnicas de movilización de recursos financieros de la Fundación Tandana, nuestro grupo cuenta con un fondo de más 200,000 francos CFA, y con este dinero podemos hacer todos nuestros pequeños gastos sin préstamos de dinero, de donde sea y con quien sea. Gracias a Dios, entendimos que es con la asociación como ganaremos.

Como dice un adagio= dogón, “la fuerza de la hiena está en sus garras, y la fuerza de las aves está en las alas.” Hoy nuestras garras y alas son la Fundación Tandana. Amba sagu Fundación sagu. (Contamos con Dios y contamos con la Fundacion.)

Les estoy agradecida.

Binta Kanambaye

Hola, mi nombre es Binta Kanambaye, soy de Ouroly Tenne, soy casada y madre de tres hijos.

Cursé la escuela primaria y secundaria en Ouroly. Después del Diploma de Estudios Básicos (DEF), fui dirigida a la escuela CEFOTESK en Sèvaré durante cuatro años. Allí estuve tres años; al tercer año, fui dada en matrimonio y ya no pude continuar; al día de hoy, no he presentado mi examen debido a ese matrimonio forzado. Permanezco en el pueblo. El año pasado, la Fundación Tandana vino para el reentrenamiento de las alumnas. Luché para inscribirme en el centro de alfabetizacion, para tomar el curso  porque no habia asistido al curso inicial, ya que en el año de la capacitación inicial de mujeres en alfabetizacion, me encontraba estudiando en Sévaré.

Gracias a Dios, después de tres meses de reentrenamiento aprendí mucho sobre el alfabeto del idioma local. Antes no sabía leer letras en fonética, ni leer números en Tommo So. Hoy puedo leer claramente los dos cuadernillos de lectura y cálculo en Tommo So, y hacer operaciones en el idioma local o en el clásico. Escribo mi carta en Tommo So, pero antes no sabía hacerlo en lengua Tommo So. Soy la secretaria del grupo de mujeres de nuestro pueblo. Lleno los registros de nuestro grupo en Tommo So sin dificultad. A menudo enseño a los niños en Tommo So para lograr la lectura y los pequeños cálculos en clase. Viva la amistad con la Fundación Tandana. Les estoy agradecida.

Adama Kanambaye

Hola, mi nombre es Adama, conocida como Yadie Kanambaye, soy de Ouroly Gagnaga, soy la esposa del alcalde saliente de la comuna de Wadouba. Como no tuve la oportunidad de ir a la escuela, no sabía leer ni escribir. No veía ni siquiera los símbolos numéricos. Durante las ceremonias en la alcaldía, como esposa del alcalde, me sentía fuera de lugar con las esposas de colegas y me avergonzaba ir al mercado, porque la gente se burlaba de mí cuando pedía algo. A decir verdad, yo era analfabeta y no entendía nada. Ni siquiera podía comprar mis zapatos. No sabía cómo usar el teléfono, ni siquiera tomar una llamada. Era un montón de problemas para mí.

Hoy, gracias a Dios, ya tengo mi grado de maestría, sí, es una maestría para mí porque hoy tengo una nueva vida gracias a la Fundación Tandana, a través del programa de alfabetizacion.

Tengo mi teléfono y puedo guardar todos los números en mi agenda. Puedo llamar a quien sea, sin ayuda de nadie. En el mercado, compro todo lo que quiero y vendo todo lo que quiero. En 2017, después del reentrenamiento, fui al mercado de Sangha para vender mis cebollas secas. El tendero pesó mis cebollas delante de mí y eran 29 kg. Él me dijo «tu cebolla tiene solo 20 kg».

Como él no sabía que yo tenía mi diploma, sonreí y le pregunté al tendero: “¿acaso puede mentir la báscula?” Me contestó que no. «Si ese es el caso, la báscula ha dicho que son 29 kg» yo le dije. El tendero se sorprendió al responderme, “¿qué hiciste para leer los kilos?” Le dije que gracias a la Fundación Tandana él no me podía robar más. Enseguida me di cuenta de que antes nos robaba decenas de kilos en el mercado, frente a nosotros. Como dice un adagio* Bambara, “el analfabetismo es en verdad la oscuridad.” Lloré de alegría delante de todos en el mercado. Desde ese día, nadie me roba en el mercado y estoy muy feliz conmigo misma gracias a la Fundación Tandana. Que viva la Fundación Tandana, que viva Mali.

*Kalanbali Yee dibi fagnama ye

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