
Hamidou Yalcouyé, from the village of Amala, started out as a trainee and is now the coordinator of The Tandana Foundation’s displaced students program, a program set up to support the integration and success of vulnerable students in the educational system.
Connaître a Hamidou Yalcouyé, le coordinateur du programme des eleves deplacés
Hamidou Yalcouyé originaire du village d’Amala, d’abord stagiaire et maintenant coordinateur du programme des élèves déplacés au compte de la Fondation Tandana , un programme mis en place pour soutenir l’insertion et le maintien des élèves vulnérables dans le milieu scolaire.
Il nous raconte son histoire, son parcours de combattant pour arriver où il en est aujourd’hui .
<Je connais la Fondation depuis 2014, lorsque Housseyni était étudiant, moi aussi ,c’est un ami d’enfance . Donc, lorsqu’il parlait de la fondation, ils font des donations. C’est la Fondation qui intervient au développement local, juste au pays, à Tomoguiné, c’est ça qui m’a attiré beaucoup, parce que là-bas c’est la famille, c’est chez moi, donc j’ai toujours rêvé de travailler dans la Fondation, depuis 2014.
J’’ai commencé avec un stage et maintenant je suis devenu le coordinateur du programme des élèves déplacés .
Tout n’a pas été rose pour Hamidou : <pour arriver à ce point moi après l’école fondamentale, je suis venu à Bamako pour étudier. Donc en étudiant, après 1 an, mon logeur avec la galère lui aussi avait perdu son travail, mon logeur m’a abandonné, donc je n’avais pas de logeur, donc j’étais comme ça dans la rue. Souvent la nuit je travaille donc, dans la journée je pars à l’école, c’est comme ça que j’ai pu terminer. Donc maintenant pour aller à l’université , j’ai travaillé encore pour payer mon université.
J’ai travaillé avec un marocain au moment que je faisais l’université , je travaillais dans la journée et je faisais cours du soir, je montais à 17h et je descendais à 21h. j’ai fait comme ça pour faire mes universités 3 ans. A ce moment je vendais les jus Valencia il y a un jus en carton-là, qu’on s’appelle Valencia de 1000 francs là. Je faisais cette distribution avec la moto trois roues, je passais toute la journée à faire la livraison, maintenant le soir je pars à l’école. Donc ça maintenant avec la petite rémunération, je payais mes études jusqu’à terminer. Maintenant, arrivé à la licence, le marocain aussi il a compris que moi je fais les études, il m’a licencié, c’est comme ça, j’ai pas pu payer maintenant le reste, j’ai arrêté au niveau de la licence.
< La vie c’est pas facile. Oui seulement c’est le courage, avec le courage là ça peut aller, même mes parents n’ont jamais pensé que moi, je pourrais terminer les études, mais quand tu es engagé là donc tout ça va avec le courage>
Hamidou Yalcouyé
Hamidou partage son ressenti à la participation de la rencontre de Bamako et sur la Fondation elle-même < la rencontre ici à Bamako, ça a été vraiment une surprise pour moi, moi je ne m’attendais pas à ça ! Donc une américaine venue de si loin, venue de l’Amérique, venir se partager avec nous ! Donc je me sens dans une famille, un père, les enfants , les petits-fils et les frères.
Je me sens comme je vis dans ma famille parce que il y a il y a pas de pression. On te confie tes tâches, tu vas les faire, donc s’il y a des difficultés on demande à Moussa le chargé-chef de se charger. Lui, il nous facilite toujours la tâche>
Hamidou souhaite réalisé un rêve d’enfance :<moi mon rêve, c’est de travailler longtemps dans la fondation et puis intervenir sur le développement local. C’est tout ce que j’ai souhaité depuis l’enfance, donc ça veut dire que je suis en train d’atteindre mon objectif maintenant, parce que sur le Tomoguiné tellement il y a des vulnérables, on ne peut pas finir d’en parler, donc si tu parviens à avoir un projet qui travaille sur cette zone-là donc, et que toi-même tu es agent de changement de ce lieu, vraiment c’est, c’est beaucoup d’espoir.

Je suis très content de ça et puis je compte travailler pour toujours.
Je vais me battre pour le développement, pour faire sortir les femmes de la misère, et puis il y a beaucoup d’analphabètes, donc pour lutter contre ça, je commence par l’alphabétisation d’abord, c’est ce que la Fondation fait aussi.
Je dis un grand merci aux donateurs parce que grâce à eux, aujourd’hui le Tomoguiné est devenu donc le grand grenier ils ont fait lever le malade, ils l’ont soigné, ils lui ont donné à manger et à boire. C’est ce que ces donateurs-là ont fait à Tomoguiné.
Donc on lance un appel vraiment très chaleureux, on les remercie beaucoup ! Et une fois de plus on dit merci aux donateurs vraiment, qu’ils ne baissent pas les bras jusqu’à présent, de continuer ,on souhaite vraiment qu’ils continuent, et puis c’est un doléance vraiment parce que voilà c’est dans une zone que comme vous le connaissez, c’est très difficile.>
Compilé par Aicha Kouyaté
English
Meet Hamidou Yalcouyé, coordinator of the displaced students program
Hamidou Yalcouyé, from the village of Amala, started out as a trainee and is now the coordinator of The Tandana Foundation’s displaced students program, a program set up to support the integration and success of vulnerable students in the educational system.
Hamidou shares his story of his journey to get to where he is today.
“I’ve known about The Tandana Foundation since 2014, when Housseyni Pamateck, Tandana’s Program Manager in Mali, was a student, like myself. He’s a childhood friend. So, one day he told me about the foundation and how they make donations. It’s the foundation that supports local development in the country’s Tomoguiné region. And that’s what attracted me so much, because my family is there and it’s home, so I’ve always dreamed of working for the foundation since 2014. I started with an internship and now I’ve become the coordinator of the displaced students´ program.”
Not everything has been rosy for Hamidou.
“To get to this point after grade school, I came to Bamako to study. After a year of studying, my landlord, with the hardship he also had, lost his job. My landlord let me go, so I didn’t have a place to stay and I was like that on the street. I often worked at night, so during the day I could go to school, which is how I managed to finish. Now, to go on to university, I’ve been working again to pay for my university fees.
I worked for a Moroccan man when I was at university. I worked during the day and took evening classes, going to school at 5 p.m. and coming back at 9 p.m. That’s how I spent three years at the university. At the time, I was selling “Valencia” juices – that’s a type of juice brand sold here. I spent the whole day making deliveries, and then off to school in the evenings. So now, with the little money I earned, I was able to pay for my studies until I finished. After I got my degree, the Moroccan guy realized that I’m studying, too, and he fired me.”
“Life isn’t easy. Even my parents never thought I’d be able to finish my studies, but when you’re committed to something, it’s all about courage.”
Hamidou Yalcouyé
Hamidou shares his experience of meeting with Tandana’s Founding Director Anna Taft in Bamako and of the foundation itself.
“The meeting (with Taft) here in Bamako was really a surprise for me – I wasn’t expecting that! An American coming from so far away, from America, to share all she is with us! I feel like part of a family, with a father, children, grandsons and brothers.I feel like I’m living in my family because there’s no pressure. You’re given your tasks, you go and do them. If there are any difficulties we ask Moussa, the manager, to take charge. He always makes things easier for us.”

Hamidou wants to make a childhood dream come true.
“My dream is to work at the foundation for a long time and support local development. That’s all I’ve wanted since childhood, so that means I’m achieving my goal now. Since in the Tomoguiné region there are so many vulnerable people, we can’t stop talking about it. If you manage to have a project that works in that area, and that you yourself are an agent of change in that place, then there’s really a lot of hope. I’m very happy about that, and I intend to work forever!
I’m going to fight for development, to get women out of poverty, and then there are many illiterate people, so to fight against that, I start with literacy first, which is what the foundation also does.
I’d like to say a big thank you to the donors. Thanks to them, today the Tomoguiné region has become like a large meeting-room where they brought the sick man, and they helped him get up, cared for him, and gave him food and water. That’s what these donors have done for Tomoguiné.
So, we’re making a really heartfelt appeal, and we’d like to thank them very much! And once again, we’d like to thank the donors for not giving up to this day. We really hope they’ll continue on, and it’s a real call for help because it’s in an area that, as you know, is very difficult.”
Compiled by Aicha Kouyaté
Español
Conozca a Hamidou Yalcouyé, coordinador del programa de estudiantes desplazados
Hamidou Yalcouyé, del pueblo de Amala, comenzó como aprendiz y ahora es el coordinador del programa de estudiantes desplazados de la Fundación Tandana, un programa creado para apoyar la integración y el éxito de los estudiantes vulnerables en el sistema educativo.
Hamidou comparte la historia de su viaje para llegar a donde está hoy.
“Conozco la Fundación Tandana desde 2014, cuando Housseyni Pamateck, coordinador del programa de Tandana en Mali, era estudiante, como yo. Es un amigo de la infancia. Entonces un día me habló de la fundación y de cómo hacen las donaciones. Es la fundación que apoya el desarrollo local en la región de Tomoguiné del país. Y eso es lo que me atrajo tanto, porque mi familia está ahí y es mi hogar, por eso siempre soñé con trabajar para la fundación desde el 2014. Empecé con una pasantía y ahora me he convertido en la coordinadora del programa de estudiantes desplazados. ”
No todo ha sido color de rosa para Hamidou.
“Para llegar a este punto después de la escuela primaria, vine a Bamako a estudiar. Después de un año de estudiar, mi casero con las penurias que también tenía, se quedó sin trabajo. Mi casero me dejó ir, así que no tenía dónde quedarme y estaba así en la calle.
A menudo trabajaba de noche, así que durante el día iba a la escuela, y así logré terminar. Ahora, para ir a la universidad, he estado trabajando nuevamente para pagar mis matrículas universitarias.
Trabajé para un marroquí cuando estaba en la universidad. Trabajaba durante el día y tomaba clases por la noche, iba a la escuela a las 5 p.m. y regresando a las 9 p.m. Así pasé tres años en la universidad. En ese momento yo vendía jugos “Valencia”, que es un tipo de marca de jugo que se vende aquí. Me pasaba todo el día haciendo entregas y por las tardes iba a la escuela. Así que ahora con el poco dinero que ganaba pude pagar mis estudios hasta terminarlos. Después de graduarme, el marroquí se dio cuenta de que yo también estaba estudiando y me despidió.”
“La vida no es fácil. Ni siquiera mis padres pensaron que podría terminar mis estudios, pero cuando estás comprometido con algo, todo es cuestión de coraje”.
Hamidou Yalcouyé
Hamidou comparte su experiencia de reunirse con la directora fundadora de Tandana, Anna Taft, en Bamako y de la propia fundación.
“La reunión (con Taft) aquí en Bamako fue realmente una sorpresa para mí. ¡No me lo esperaba! ¡Una americana que viene de tan lejos, de América, para compartir todo lo que es con nosotros! me siento parte de la familia, con un padre, hijos, nietos y hermanos. Siento que vivo en mi familia porque no hay presión. Te asignan tus tareas, vas y las haces. Si hay alguna dificultad le pedimos a Moussa, el gerente, que se haga cargo. Siempre nos facilita las cosas”.

Hamidou quiere hacer realidad un sueño de su infancia.
“Mi sueño es trabajar en la fundación durante mucho tiempo y apoyar el desarrollo local. Eso es todo lo que he querido desde la infancia, así que eso significa que ahora estoy logrando mi objetivo. Como en la región de Tomoguiné hay tanta gente vulnerable, no podemos dejar de hablar de ello. Si logras tener un proyecto que funcione en esa área y que tú mismo seas un agente de cambio en ese lugar, entonces realmente hay mucha esperanza. ¡Estoy muy feliz por eso y tengo la intención de trabajar para siempre!
Voy a luchar por el desarrollo, por sacar a las mujeres de la pobreza, y además hay mucha gente analfabeta, así que para luchar contra eso empiezo primero por la alfabetización, que es lo que también hace la fundación.
Me gustaría dar las gracias a los donantes. Gracias a ellos, hoy la región de Tomoguiné se ha convertido en una gran sala de reuniones donde llevaban al enfermo, lo ayudaban a levantarse, lo cuidan, le dan de comer y agua. Eso es lo que estos donantes han hecho por Tomoguiné.
¡Nos gustaría agradecerles mucho! Y una vez más, nos gustaría agradecer a los donantes por no darse por vencidos hasta el día de hoy. Así que les hacemos un llamado muy sincero, realmente esperamos que continúen y es un verdadero llamado de ayuda porque está en una zona que, como saben, es muy difícil”.
Compilado por Aicha Kouyaté






