
The program initiated by The Tandana Foundation for displaced families in Bandiagara is a very welcome initiative, says Hamidou Yalcouyé, coordinator of the displaced students program.
Partager l’impact du programme pour étudiants déplacés de Tandana

Le programme initié par la fondation Tandana pour les familles déplacées à Bandiagara est une initiative très souhaitée, dit Hamidou :
« Suite à l’insécurité, les gens ont été déplacés, les gens de plus de15 villages résident maintenant à Bandiagara. Les déplacés viennent des villages dans les plaines, comme Bodjo, Igéli, Dialo, Andakanda où on parle principalement le BOUMBOUSSO.
Certains villages ont été incendiés, les greniers incendiés. Il y a certains animaux qui ont été brûlés vifs. Ils ont tout quitté comme ça, sans rien emporter, seulement avec leurs sacs. ils ont laissé leurs villages, tout ! Certains étaient au champ pour travailler. Au retour le soir, on leur a demandé de ne plus venir à la maison : « si vous venez, on vous tue ». Donc ils sont retournés comme ça, pour partir à Bandiagara. Il y a des personnes vulnérables qui ne trouvent même pas à manger nuit et jour. Ah, c’est difficile vraiment ! Donc si la Fondation intervient sur ceci, vraiment, ç’est vraiment très souhaitable. »
Hamidou met l’accent sur la difficulté que rencontrent ces familles déplacées et l’action salutaire de Tandana:
« Ils sont dans une situation très, très difficile. Imaginez des femmes, leurs maris ont été assassinés, leurs enfants ont été assassinés. Il y a des enfants qui ne peuvent pas aller à l’école ; il y a des enfants, dans leur village ils étaient à l’école, mais arrivés à Bandiagara, ils nous disent qu’ ils sont allés à l’école, mais qu’il n’y a pas de place parce que les classes sont bourrés. Heureusement les bénéficiaires sont vraiment contents avec l’appui de la Fondation qui est devenue un espoir pour eux.
Donc si je parle à des civils, il y a des gens qui m’ont qui vont me dire : « hé, La Fondation Tandana arrive ! on est très contents ! Grâce à vous, on parvient à manger, les enfants partent à l’école », et puis les gens qui n’ont pas pu bénéficier souhaitent maintenant que l’année prochaine nous puissions les aider. C’est ce qu’ils nous disent, et moi-même je suis satisfait. Si on me dit ça là, ça me fait pleurer vraiment. »
La fondation agit différemment dans pour la sélection des ciblés, Hamidou nous explique :
« La différence avec les autres programmes là est que dans notre programme, nous, on cherche les vrais déplacés, alors que les autres, ils viennent, ils consultent les autorités. Les autorités font des listes, on les donne, certaines ne sont pas bonnes, ce ne sont pas des gens dans les situations difficiles, alors eux ils bénéficient, ce n’est pas normal !
On a besoin de faire un tri, c’est-à-dire d’aller sur le terrain et faire des enquêtes. Nous, nous allons jusqu’aux maisons chercher les vrais déplacés et revenir faire les listes. Après, ces listes-là, on va aller maintenant les soumettre aux autorités, on va chercher telle personne et puis on veut faire des appuis à ces personnes, on va jusqu’au bout, quoi ! C’est ça la différence entre les autres ONG.
Donc pour le début, on n’a pas fait de promesses. Nous, on dit : « on a besoin des listes des déplacés ici à Bandiagara, des élèves qui sont en train d’étudier. » On nous a donné les listes, d’abord.
Maintenant, un à un, on est parti consulter là où ils se logent, pour détecter vraiment les vrais déplacés. Après détection de ces déplacés, on a pris tous les numéros de leurs parents pour les appeler.
Le jour de la remise, c’est les bénéficiaires seulement qui sont venus prendre. Comme ça il n’y a pas eu de difficultés sur ça parce qu’on a bien fait les sondages.
Il y a eu beaucoup de personnes qui sont venus pour bénéficier, mais donc nous, on leur a expliqué l’approche d’abord. Donc d´après l’approche, nous on leur a dit que les gens qui ont déjà bénéficié avec les autres ONG, ne font pas partie, et s’il y a quelqu’un dans ce cas il peut sortir de la salle ou bien se montrer vraiment en disant : « nous on a déjà bénéficié de quelque chose » Donc de céder ou bien de laisser la place.
Hamidou été tres touché par l’histoire d’une femme déplacée: « Une femme m’avait une fois raconté son histoire, lorsqu’elle a dû quitter son village, car son mari avait été assassiné. Le petit frère de son mari s’occupait d´elle et de ses enfants, et puis ce petit frère aussi était dans l’armée, pendant la guerre, lui aussi a été assassiné. Maintenant elle n’a plus d’espoir. Moi-même je me suis mis à pleurer, elle a pleuré, moi j’ai pleuré, ça m’a vraiment touché.

C’ est très triste vraiment, si tu parles avec des vrais déplacés, là vraiment, des vieux qui n’ont même pas l’abri avec cette fraîcheur-là, ils n’ont même pas là où se coucher, quelqu’un qui n’a pas mangé, qui n’a pas là où se coucher, et puis beaucoup de familles ont été assassinées, certains n’ont plus d’espoir. les femmes couchent dans certains logements sociaux, maintenant les hommes là, ils couchent dans les hangars.
Pour certaines personnes cela suffit, pour certaines personnes ça ne suffit pas, le peu-là qu´ils trouvent, ils vont manger ça et puis les enfants vont manger, ils vont à l’école, comme Bandiagara est une petite ville, aussi ils vont aller chercher quelque chose pour travailler. Les femmes-là, souvent elles traînent dans les rues pour chercher les habits à laver . Si elles lavent, elles parviennent à avoir 250 à 500 CFA, donc elles ont ça en plus pour les enfants. »
Hamidou souhaite qu’un jour son programme ne soit plus nécessaire: « Notre souhait, c´est qu’on puisse fermer le programme à cause de la paix. C’est ce que les bénéficiaires aussi souhaitent, que la paix revienne et qu’ils retournent vraiment chez eux.
Il y a des gens qui ont laissé leur famille, ils ont laissé leurs animaux, ils ont fait partir les animaux et puis certains animaux ont été assassinés, je ne sais pas comment ils peuvent faire cela, ils assassinent des personnes, ils viennent tuer avec des fusils les animaux, vous voyez, c’est méchant.
Donc ils ont fui comme ça, sans rien prendre, vous voyez ?c’est triste vraiment, ils comptent vraiment retourner chez eux si la sécurité arrive. »
English
Sharing the impact of Tandana’s displaced students program

The program initiated by The Tandana Foundation for displaced families in Bandiagara is a very welcome initiative, says Hamidou Yalcouyé, coordinator of the displaced students program.
“Because of the lack of security, people have been displaced, with people from over 15 villages now residing in Bandiagara. The displaced people come from villages in the plains, such as Bodjo, Igéli, Dialo, and Andakanda, where the main language spoken is Boubousso. Some villages were burnt down, granaries set on fire. Some animals were burned alive. The people left their villages, they left everything! Some were out in the fields working. When they returned in the evening, they were told not to come home: ‘If you come, we’ll kill you.’ So, they went to Bandiagara. There are vulnerable people who can’t find any food at all. Ah, it’s really difficult! If the foundation gets involved in this challenge, it’s really very desirable.”
Hamidou emphasizes the difficulties faced by these displaced families and Tandana’s exemplary action:
“They’re in a very, very difficult situation. Think about the women, their husbands have been murdered, their children have been murdered. There are children who can’t go to school; there are children who went to school in their village, but when they get to Bandiagara, they tell us they went to the school, but there’s no room because the classrooms are full. Fortunately, the beneficiaries (of Tandana’s displaced students’ program) are really happy with the support of the foundation, which has become a beacon of hope for them. If I talk to residents, some of them will tell me: ‘Hey, The Tandana Foundation is coming! We’re very happy! Thanks to you, we’re able to eat, the children are going to school,’ and then the people who weren’t able to benefit now want us to be able to help them next year. That’s what they tell us, and I’m satisfied too. If someone says that to me right now, it really makes me cry.”

The foundation takes a different approach in selecting program participants, as Hamidou explains:
“The difference with other programs is that in our program, we look for the truly displaced, whereas the others come and consult the authorities. The authorities make lists, and give those to them, some of the lists are not good. They’ve got people who are not in difficult situations, so they benefit, it’s not normal! We need to sort things out, that is to say, go out into the field and carry out surveys. We go to the houses to look for the truly displaced and come back to write up the lists. Afterward, we’ll submit these lists to the authorities, we’ll look for such and such a person and then we’ll support these people, we get all the way to the bottom of things! That’s the difference between us and other NGOs.
“From the start, we didn’t make any promises. We said, ‘We need the lists of displaced people here in Bandiagara, of students who are studying. We were given the lists first. Now, one by one, we go and see where they’re staying, to really detect the truly displaced. Once we’d identified the displaced, we took all their parents’ numbers and called them. On the day of the ceremony(to provide school and food supplies), only the program participants came to collect. That way, there were no problems, because the surveys were well done. A lot of people came to benefit, but we explained the approach first. So, according to the approach, we told them that people who have already benefited from other NGOs are not part of the group, and if there’s someone in this case, he or she can leave the room or really come out and say: ‘We’ve already benefited from something.’ .”

Hamidou was deeply touched by the story of a displaced woman he met:
“A woman once told me her story, when she had to leave her village because her husband had been murdered. Her husband’s younger brother was taking care of her and her children, and then his younger brother was also in the army during the war, and he too was murdered. Now she has no hope. I started to cry myself, she cried, I cried, it really touched me.
“It’s really very sad, if you talk to real displaced people, really, old people who don’t even have shelter in this cool weather. They don’t even have a place to lie down. Someone who hasn’t eaten, who doesn’t have a place to lie down, and then many family members have been murdered. Some no longer have any hope. The women sleep in some social housing, the men, they sleep in sheds. For some people it’s enough, for some people it’s not. The little they find, they’ll eat that and then the children will eat. They go to school, as Bandiagara is a small town, so they’ll go and get something to work with. These women often wander the streets looking for clothes to wash. If they wash, they manage to get 250 to 500 CFA, so they have that extra for the children.”
Hamidou’s hope is that one day the program will no longer be needed:
“Our wish is that someday we can bring the program to a close because peace has returned. That’s what the beneficiaries want, too, for peace to return and for them to go back home. There are people who have left their families, they’ve left their animals, they’ve sent the animals away and then some animals have been killed. I don’t know how they can do that. They murder people, they come and kill animals with guns, you see, it’s nasty. They fled just like that, without taking anything, you see? It’s really sad, they really intend to go back home if security arrives.”
Compiled by Aicha Kouyaté
Español
Compartir el impacto del programa de Tandana para estudiantes desplazados

El programa iniciado por la Fundación Tandana para familias desplazadas en Bandiagara es una iniciativa muy bien recibida, afirma Hamidou Yalcouyé, coordinador del programa de estudiantes desplazados.
“La falta de seguridad ha provocado desplazamientos de personas. En Bandiagara viven actualmente personas de más de 15 pueblos. Los desplazados proceden de pueblos de las llanuras, como Bodjo, Igéli, Dialo y Andakanda, donde el idioma principal es el Boubousso. Algunos pueblos fueron incendiados, los graneros incendiados, algunos animales quemados vivos. La gente abandonó sus pueblos, ¡lo dejó todo! Algunos se fueron a trabajar al campo. Cuando volvieron por la tarde, les dijeron que no volvieran a casa: “Si venís, os mataremos”. Así que se fueron a Bandiagara. Hay gente vulnerable que no consigue encontrar nada para comer. ¡Ah, es realmente difícil! Si la fundación se implica en este desafío, sería realmente muy deseable”.
Hamidou destaca las dificultades a las que se enfrentan estas familias desplazadas y la acción ejemplar de Tandana:
“Están en una situación muy, muy difícil. Pensemos en las mujeres, sus maridos han sido asesinados, sus hijos han sido asesinados. Hay niños que no pueden ir a la escuela; hay niños que iban a la escuela en su pueblo, pero cuando llegan a Bandiagara, nos dicen que fueron a la escuela, pero no hay espacio porque las aulas están llenas. Afortunadamente, los beneficiarios (del programa de Tandana para estudiantes desplazados) están muy contentos con el apoyo de la fundación, que se ha convertido en un faro de esperanza para ellos. Si hablo con los residentes, algunos de ellos me dicen: “¡Eh, la Fundación Tandana viene! ¡Estamos muy contentos! Gracias a ti, podemos comer, los niños van a la escuela”, y luego las personas que no pudieron beneficiarse ahora quieren que podamos ayudarlos el año que viene. Eso es lo que nos dicen, y yo también estoy satisfecho. Si alguien me dice eso ahora mismo, realmente me hace llorar”.
La fundación adopta un enfoque diferente a la hora de seleccionar a los participantes del programa, como explica Hamidou:
“La diferencia con otros programas es que en nuestro programa buscamos a los verdaderamente desplazados, mientras que los demás vienen y consultan a las autoridades. Las autoridades hacen listas y se las dan, algunas de las listas no son buenas. Tienen gente que no está en situaciones difíciles, así que se benefician, ¡no es normal! Tenemos que poner las cosas en orden, es decir, salir al campo y hacer encuestas. Vamos a las casas a buscar a los verdaderamente desplazados y volvemos a redactar las listas. Después, presentamos estas listas a las autoridades, buscamos a tal o cual persona y luego apoyamos a esa gente, ¡llegamos hasta el fondo de las cosas! Esa es la diferencia entre nosotros y otras ONG.

“Desde el principio, no hicimos ninguna promesa. Dijimos: ‘Necesitamos las listas de personas desplazadas aquí en Bandiagara, de estudiantes que están estudiando’. Primero nos dieron las listas. Ahora, uno por uno, vamos a ver dónde se encuentran, para detectar realmente a los verdaderamente desplazados. Una vez que las hemos encontrado, hemos encontrado a alguien que está en la calle y hemos encontrado a alguien que está en la calle. “Habíamos identificado a los desplazados, tomamos los números de teléfono de todos sus padres y los llamamos. El día de la ceremonia (para proporcionar material escolar y de alimentación), sólo los participantes del programa vinieron a recoger los fondos. De esa manera, no hubo problemas, porque las encuestas se hicieron bien. Mucha gente vino a beneficiarse, pero primero explicamos el enfoque. Así que, según el enfoque, les dijimos que las personas que ya se habían beneficiado de otras ONG no forman parte del grupo, y si hay alguien en este caso, él o ella puede salir de la sala o realmente decir: ‘Ya nos hemos beneficiado de algo’”.
Hamidou se sintió profundamente conmovido por la historia de una mujer desplazada que conoció:
“Una vez una mujer me contó su historia, cuando tuvo que abandonar su pueblo porque habían asesinado a su marido. El hermano menor de su marido la estaba cuidando a ella y a sus hijos, y luego su hermano menor también estaba en el ejército durante la guerra, y él también fue asesinado. Ahora ella no tiene esperanza. Empecé a llorar yo también, ella lloró, yo lloré, realmente me conmovió.
“Es muy triste hablar con personas desplazadas de verdad, personas mayores que ni siquiera tienen un lugar donde cobijarse con este frío. Ni siquiera tienen un lugar donde tumbarse. Alguien que no ha comido, que no tiene un lugar donde tumbarse, y muchos miembros de la familia han sido asesinados. Algunos ya no tienen ninguna esperanza. Las mujeres duermen en viviendas sociales, los hombres, en cobertizos. Para algunos es suficiente, para otros no. Lo poco que encuentran, lo comen y luego comen los niños. Van a la escuela, ya que Bandiagara es una ciudad pequeña, así que van a buscar algo con lo que trabajar. Estas mujeres a menudo deambulan por las calles buscando ropa para lavar. Si lavan, logran ganar entre 250 y 500 CFA, así que tienen ese extra para los niños”.

La esperanza de Hamidou es que un día el programa ya no sea necesario::
“Nuestro deseo es que algún día podamos poner fin al programa porque haya vuelto la paz. Eso es lo que también quieren los beneficiarios, que vuelva la paz y que vuelvan a casa. Hay gente que ha abandonado a sus familias, ha abandonado a sus animales, los ha enviado lejos y luego han matado a algunos animales. No sé cómo pueden hacer eso. Asesinan a la gente, vienen y matan a los animales con armas de fuego, ¿entiendes? Es horrible. Huyeron así, sin llevarse nada, ¿entiendes? Es muy triste, tienen la intención de volver a casa si llega la seguridad”.
Recopilado por Aicha Kouyaté
