Changing minds and transforming lives through the Savings for Change, literacy, and leadership programs

Thousands of women have participated in the Savings for Change, literacy, and leadership programs, which are organized by The Tandana Foundation in partnership with villages across Bandiagara District, Mali. Whether it is contributing to savings funds, learning how to read and write, or exploring how to be a female leader, not everyone in the villages has immediately recognized the importance of having these programs available to women. Below, three women provide commentary on how the success of the participants is changing the way people think about the programs.

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Español

Changer les mentalités et transformer des vies grâce aux programmes d’Épargne pour le changement, d’alphabétisation et de leadership

Des milliers de femmes ont participé aux programmes d’épargne pour le changement, d’alphabétisation et de leadership, organisés par la Fondation Tandana en partenariat avec des villages du district de Bandiagara, au Mali. Qu’il s’agisse de contribuer aux fonds d’épargne, d’apprendre à lire et à écrire ou d’explorer comment devenir une femme leader, tout le monde dans les villages n’a pas immédiatement reconnu l’importance d’avoir ces programmes à la disposition des femmes. Ci-dessous, trois femmes commentent comment le succès des participantes change la façon dont les gens perçoivent les programmes.

Djeneba Tembiné

Je m’appelle Djeneba Tembiné et je viens du village de Kansongo.

Quand le programme de microfinance « Épargner pour le changement » (EPC) a été lancé, je n’ai pas voulu épargner et je disais qu’au lieu d’épargner en groupe, je préférais épargner en solo.

Cela fait plus de quatre ans que je ne parviens pas à épargner plus de 2000 XOF alors que mon entourage a réussi à épargner une somme s’élevant à plus de 10 000 XOF.

Cette année, je me suis décidée à collaborer avec les femmes membres des groupes d’épargne EPC. Trois mois plus tard, j’ai emprunté une somme pour lancer des petits commerces en condiments.

De nos jours, il est important de travailler en collaboration, une personne ne pourra pas à elle seule initier un changement de comportement.

Mairama Karembé

Bonjour, je m’appelle Mairama Karembé. Je viens de Pediéni.

Le programme d’alphabétisation Alpha a beaucoup d’importance chez nous. Pourquoi je dis cela ? Parce que dans notre village, il y a des femmes qui ont eu la chance d’apprendre à lire et à écrire sur une période de six mois. Moi personnellement, je n’ai pas eu cette chance, on peut dire aussi que je n’en voulais pas. Je pensais qu’éduquer des femmes âgées comme nous n’avait pas d’importance et je me moquais d’elles parce que nous, on a tout notre temps pour arroser nos jardins et accomplir nos tâches ménagères. Je pensais que ce programme présentait surtout des avantages pour l’ONG et que les agents allaient nous quitter à l’issue de leur contrat et que les femmes alphabétisées allaient rester sans rien, sans aucun oignon à planter dans leurs jardins étant donné qu’elles avaient sacrifier du temps qu’elles auraient pu passer à travailler dans leurs jardins, et sans avoir acquis de nouveau savoir durant ce programme de formation. Je pensais qu’elles allaient tout perdre au cours de cette année.

Mais à l’issue de la formation, j’ai noté une grande différence entre ces femmes qui avaient assisté aux cours d’alphabétisation Alpha et moi. Désormais, quand nous nous rendions au marché, les femmes qui avaient pris part à ce programme arrivaient à se débrouiller seules et à lire les chiffres tandis que nous, nous devions encore demander assistance aux commerçants et demander aux commerçants combien de kilos pèse un sac d’oignons, la pointure des chaussures et le poids des marmites, et de beaucoup d’autres choses.

Même lorsqu’elles sont dans le village ou en compagnie de leurs familles, les femmes qui ont participé au programme d’alphabétisation sont plus instruites que nous dans toutes les choses de la vie quotidienne comme la salubrité et l’hygiène. Elles peuvent s’exprimer librement avec les commerçants du marché.

C’est pour cela que cette année, quand j’ai appris qu’il y aurait une campagne d’alphabétisation, j’ai été la première à inscrire mon nom sur la liste des auditrices. J’étais très curieuse et je priais pour que Dieu nous donne une chance d’être alphabétisées. Dieu merci, j’en ai eu la chance et je serais bientôt comme elles, si Dieu le veut grâce à la Fondation Tandana.

Djeneba Siguipily

Je m’appelle Djeneba Siguipily. Je viens du village de Kani.

La formation en leadership des femmes m’a beaucoup aidée, et je ne sais comment remercier la Fondation Tandana. Moi personnellement, j’ai abandonné mes études après ma deuxième année en DEF (Diplôme d’Études Fondamentales) à l’I.F.M. (Institut de Formation des Maîtres) pour cause de mariage forcé. À la suite de mon mariage, je suis restée à la maison, occupée à accomplir les tâches ménagères et d’autres choses qui n’ont pas de sens.

Les femmes de mon village se moquaient de moi en disant que ça ne servait à rien que je suive des cours car je finirais comme toutes les autres femmes du village par devenir femme au foyer. Elles disaient aussi qu’aujourd’hui, à cause du temps que j’avais passé à étudier, je n’étais pas habituée à exécuter des tâches ménagères et des travaux champêtres, et qu’aujourd’hui, voilà, je n’étais pas une bonne femme au foyer.

La formation m’a beaucoup aidée, et je ferais tout pour devenir quelqu’un et montrer aux femmes de mon village que la scolarisation des femmes a plus d’importance que l’exécution des tâches ménagères.

English

Changing minds and transforming lives through the Savings for Change, literacy, and leadership programs

Thousands of women have participated in the Savings for Change, literacy, and leadership programs, which are organized by The Tandana Foundation in partnership with villages across Bandiagara District, Mali. Whether it is contributing to savings funds, learning how to read and write, or exploring how to be a female leader, not everyone in the villages has immediately recognized the importance of having these programs available to women. Below, three women provide commentary on how the success of the participants is changing the way people think about the programs.

Djeneba Tembiné

My name is Djeneba Tembiné and I am from the village of Kansongo.

When the microfinance program Savings for Change was launched, I didn’t want to start setting aside any money. I used to say that instead of saving money together with others in groups, I preferred to save money on my own.

It has been more than four years now and I haven’t managed to set aside more than 2,000 XOF while my friends and relatives have managed to save up more than 10,000 XOF.

So, this year, I decided to collaborate with the women in our village who are members of the SFC saving groups. Three months in, I have borrowed some money and launched a few small condiment businesses.

Nowadays, it is very important to collaborate with other people; one person alone won’t be able to initiate a change in behavior.

Mairama Karembé

Hello, my name is Mairama Karembé. I am from Pediéni.

The literacy program is very important to us. Why am I saying this? Because in our village, some women had had the chance of learning how to read and how to write in six months. Personally, I didn’t get this chance; you could say I didn’t want it. I thought that providing literacy training to older women like us wasn’t important, and I would make fun of them because we had all the time in the world to water our garden and do household chores. I thought that this literacy program would only benefit the NGO and that the instructors would leave at the end of their contracts and the students would be left with nothing, having neither onions planted in their gardens since they gave up time they could have spent working in their gardens, nor any new knowledge they were supposed to acquire during the literacy training. I thought that they’d lose everything during that year.

However, I noticed upon completion of the training a big difference between the women who took the literacy classes and those like me, who didn’t.

Afterwards, when we went to the market, those who took the classes were able to manage everything on their own and read the numbers while we still had to ask traders for help e.g. asking how much a bag of onions weighed, the size of shoes and pots, and many more things. (Translator’s note: Often, traders cheat illiterate women by weighing a product in front of their eyes but lying about the number of kilos it weighs. So being able to read a scale makes a big difference.)

Even when they are in the village or with their families, the women who took part in the literacy program are much more educated than us, in every aspect of daily life, including health and hygiene. They are very articulate and are able to express themselves freely when they talk to market traders.

That’s why this year, when I learned that there was going to be a new literacy campaign, I was the first person to put my name on the list of participants. I was very intrigued and prayed that God would give us a chance of becoming literate. And thank God, I did get this opportunity and, God willing, thanks to The Tandana Foundation, I will soon be just like these other literate women.

Djeneba Siguipily

My name is Djeneba Siguipily. I am from the village of Kani.

The women’s leadership workshop helped me a lot, and I don’t know how to thank the Tandana Foundation. I gave up my studies when I was in the second year of my Fundamental Studies Diploma and left the Institut de Formation des Maîtres because I was to be married in a forced marriage. After the wedding ceremony, I stayed home and did household chores and other things that didn’t make any sense.

The women in my village would make fun of me, saying that it was pointless for me to get an education because I would end up like every other woman in our village and become a housewife. They would also say that today, because of all of the time I had spent studying, I wasn’t used to doing house chores and agricultural work and that well now, I wasn’t a good housewife.

The leadership workshop helped me a lot, and I will do everything I can to become someone and show these women in my village that educating women is much more important than doing household chores.

Español

Cambiar opiniones y transformar vidas a través de los programas de ahorro para el cambio, alfabetización y liderazgo

 Miles de mujeres han participado en los programas de “Ahorro para el cambio”, alfabetización y liderazgo, organizados por la Fundación Tandana en asociación con pueblos de todo el distrito de Bandiagara, Malí.  Ya sea para contribuir a los fondos de ahorro, aprender a leer y escribir o explorar cómo ser una líder femenina, no todos en las comunidades han reconocido de inmediato la importancia de tener estos programas disponibles para las mujeres.  A continuación, tres mujeres comentan cómo el éxito de las participantes está cambiando la forma en que la gente piensa sobre los programas.

 Djeneba Tembiné

Mi nombre es Djeneba Tembiné y soy de la comunidade de Kansongo.

 Cuando se lanzó el programa de microfinanzas “Ahorros para el cambio”, no quería empezar a ahorrar dinero de esta forma.  Solía ​​decir que en lugar de ahorrar dinero junto con otros en estos grupos, prefería ahorrar dinero por mi cuenta.

 Han pasado más de cuatro años y no he logrado apartar más de $2.000 XOF mientras que mis amigos y familiares han logrado ahorrar más de $10.000 XOF.

 Entonces, este año decidí colaborar con las mujeres de nuestro pueblo que son miembros de los grupos de ahorro.  Tres meses después, pedí dinero prestado y abrí algunos pequeños negocios de condimentos.

 Hoy en día es muy importante colaborar con otras personas; una sola persona no podrá iniciar un cambio de comportamiento en la sociedad.

 Mairama Karembé

Hola, mi nombre es Mairama Karembé.  Yo soy de Pediéni.

 El programa de alfabetización es muy importante para nosotros.  ¿Por qué digo esto?  Porque en nuestro pueblo, algunas mujeres habían tenido la oportunidad de aprender a leer y escribir en seis meses.  Personalmente, no tuve esta oportunidad, de hecho se podría decir que no la quería.  Pensé que brindar capacitación en alfabetización a mujeres mayores como nosotras no era importante, y me burlaría de ellas porque el resto teníamos todo el tiempo del mundo para regar nuestro jardín y hacer las tareas del hogar.  Pensé que este programa de alfabetización solo beneficiaría a la ONG y que los instructores se irían al final de sus contratos y los estudiantes se quedarían sin nada, sin si quiera tener cebollas plantadas en sus huertos ya que renunciaron al tiempo que podrían haber pasado trabajando en  sus jardines, y sin ningún conocimiento nuevo de los cuales supuestamente debían adquirir durante la capacitación en alfabetización.  Pensé que lo perderían todo durante ese año.

 Sin embargo, al finalizar la capacitación, noté una gran diferencia entre las mujeres que tomaron las clases de alfabetización y las que, como yo, no lo hicieron.

 Posteriormente, cuando fuimos al mercado, aquellos que tomaron las clases pudieron administrar todo por sí mismos y leer los números, mientras el resto todavía teníamos que pedir ayuda a los comerciantes, por ejemplo preguntando cuánto pesaba una bolsa de cebollas, el tamaño de zapatos y ollas, y muchas cosas más.  (Nota del traductor: a menudo, los comerciantes engañan a las mujeres analfabetas pesando un producto frente a sus ojos, pero mintiendo sobre la cantidad de kilos que pesa. Por lo tanto, poder leer una balanza hace una gran diferencia).

 Incluso cuando están en el pueblo o con sus familias, las mujeres que participaron en el programa de alfabetización están mucho más educadas que nosotros, en todos los aspectos de la vida diaria, incluida la salud y la higiene.  Son muy articulados y pueden expresarse libremente cuando hablan con los comerciantes del mercado.

 Por eso, este año, cuando supe que iba a haber una nueva campaña de alfabetización, fui la primera persona en poner mi nombre en la lista de participantes.  Estaba muy intrigado y oré para que Dios nos diera la oportunidad de aprender a leer y escribir.  Y gracias a Dios, tuve esta oportunidad y, si Dios quiere, y gracias a la Fundación Tandana, pronto seré como estas otras mujeres alfabetizadas.

 Djeneba Siguipily

Mi nombre es Djeneba Siguipily.  Soy de la comunidad de Kani.

 El taller de liderazgo femenino me ayudó mucho y no sé cómo agradecer a la Fundación Tandana.  Dejé mis estudios cuando estaba en el segundo año de mi Diploma de Estudios Fundamentales y dejé el Instituto de Formación de Mujeres porque me iba a casar en un matrimonio forzado.  Después de la ceremonia de la boda, me quedé en casa e hice las tareas del hogar y otras cosas que no tenían ningún sentido.

 Las mujeres de mi aldea se burlaban de mí y decían que no tenía sentido que me educara porque terminaría como cualquier otra mujer de nuestra aldea y me convertiría en ama de casa.  También decían que hoy, debido a todo el tiempo que había pasado estudiando, no estaba acostumbrada a hacer las tareas del hogar y al trabajo agrícola, y que ahora simplemente, no era una buena ama de casa.

 El taller de liderazgo me ayudó mucho y haré todo lo posible para convertirme en alguien, y mostrarles a las mujeres de mi pueblo que educar a las mujeres es mucho más importante que hacer las tareas del hogar.

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